COA QUES
Sent. 390, 391, reproduction du § 1 4 ; — sauf la digression sur l’éternûment et le coryza, qui occupe dans le Pronostic une place tout à fait irrégulière.
Sent. 392 , suite des considérations sur les crachats.
Sent. 393, exposition abrégée des bons et des mauvais signes.
Sent. 394, des douleurs rebelles de côté; — dans le Pronostic ce paragraphe est encore irrégulièrement placé.
Sent. 395 , 396 , reproduction abrégée du § 18.
Sent. 399 , de l’élernûment et du coryza dans les maladies de poitrine.
La Sent. 402 renferme les §§ 16 et 17. Les matières sont mieux disposées que dans le Pronostic; — diagnostic général; — détermination de l’époque à laquelle les empyèmes se formentet s’ouvrentà l’extérieur; — Pronostics généraux sur l’issue de cet te maladie (voy. aussi Sent. 431) ; — ce qui , dans le Pronostic, est dit du diagnostic local , ne se retrouve dans les Conques qu’à la 428e Sent.
Comme j’aurais absolument les mêmes remarques à faire pour ce qui me reste à examiner, et en particulier pour ce qui regarde la distribution des sentences où il est parlé des signes fournis par le visage , par les sueurs , par les urines , par le sommeil , par la respiration , par l’état des hypocondrcs, etc., je ne pousserai pas plus loin cet examen , que chacun pourra achever comme je l’ai commencé avec la plus grande exactitude possible.
Ces rapports et ces différences ressortiraient bien mieux encore , et
PRÉNOTIONS DE COS,
les conclusions que j’en tire seraient bien plus évidentes si j’avais pu mettre en regard le Pronostic et les sentences correspondantes des Coaques. M. Ermerins a exécuté ce rapprochement, qui l'a conduit à un résultat tout opposé à celui auquel je suis arrivé par la même voie. Je me contente de renvoyer à ce travail; les lecteurs jugeront de quel côté sont les apparences de la vérité, car en pareille matière on ne saurait arriver à une certitude absolue.
En résumé, ou bien les sentences des Coaques parallèles aux diverses propositions du Pronostic sont rangées dans l’ordre de ces dernières, quand les sujets se tiennent, ou bien , quand les sujets sont détachés , elles sont disposées suivant un autre ordre , mais presque toujours logique, presque toujours parfaitement conforme au plan de l’auteur, quelquefois même plus méthodique que celui du Pronostic.
Pour ce qui est de la comparaison des deux textes, celui des Coaques est quelquefois la reproduction exacte de celui du Pronostic, mais le plus souvent il en est l’abrégé. Tous les développements qui n’étaient pas indispensables , toutes les discussions et distinctions, en un mot tout ce qui dans le Pronostic ne présentait pas la forme aphoristique, a été élagué ou resserré dans les Prénotions, mais sans que la correction du style et la lucidité de la pensée en aient notablement souffert. D’ailleurs rien n’est plus naturel que de voir un texte se modifier, s’altérer même par le seul fait qu’il est remis en œuvre ou simplement recopié. Si l'on veut se faire une idée exacte et complète de ces transformations de texte, on n’a qu’à étudier comparativement les compilateurs et abréviateurs, tels qu’Oribase, Aëtius d’Amide, Alexandre de Tralles, Paul d’Éginc, etc., et les auteurs originaux qui nous restent et qui ont fourni, pour ainsi dire, la première mise de fonds, tels que Rufus, Soranus, Galien, Antyllus, etc. Du reste on en trouve un exemple dans la manière dont le premier livre des Prorrhèliques a été remanié pour entrer dans le cadre des Coaques; il n’y a pas passé intégralement ; les sentences ont été retravaillées, et remises dans un meilleur ordre : cependant il faut bien admettre que le premier traité a été un des éléments du second. Je crois donc avoir annihilé l’objection de Costéi et l'importance que M. Littré lui accordait.
Je me vois encore forcé de n’ètre pas du même avis que ce judicieux critique sur un autre point. Il dit, t. Ier, p. 247 : « Ce qui « prouve qu’elles (les Prénolions de Cos) ont servi de matériaux au « Pronostic , c’est que les propositions particulières des Prénolions « de Cos , qui n’en ont point de générales, sont les éléments des « propositions générales du Pronostic, qui n'en a pas de particu- « Itères. Ce rapport du particulier au général entre les Prénolions
PRÉNOTIONS DE COS.
u elle Pronostic est très remarquable, et il est décisif dans la « question de savoir lequel de ces deux livres est postérieur à « l’autre. » Eli bien ! je l’avoue , je ne vois pas comment appuyer celte assertion , et je trouve au contraire que les propositions des Conques sont tout aussi générales que celles du Pronostic, car, ou bien elles ont entre elles une identité parfaite, ou, si elles diffèrent, les différences n'ont pas porté sur ce point, ainsi que tout le monde peut s’en assurer en parcourant l’un cl l'autre ouvrage.
Je n'ajoute plus qu’un mot, c’est qu’Éroticn n’a pas admis les Coaques dans sa liste , et c’est pour moi une grande présomption de croire que cet ou\ragc n’est pas antérieur au Pronostic cl parlant à Hippocrate, car Érotien n’a rejeté de son catalogue que des écrits évidemment postérieurs à l’époque où vivait le divin vieillard, et la haute antiquité d’un livre devait être une raison pour le lui attribuer. Du reste, nous n'avons aucun témoignage ancien important sur les Coaques ' : Galien en cite quatre sentences (17, 422, b 5C, 6G0) % et dans un autre passage 3, il assimile les Coaques au Prorrhélique , et dit que ces deux ouvrages sont composés aux dépens du Pronostic , des Épidémies et des Aphorismes.
Ainsi, je regarde le livre des Prcnolions comme une compilation faite surtout aux dépens du Pronostic et du Prorrliétiquc 4 par un des successeurs immédiats d’Hippocrate, qui a voulu résumer la médecine de son temps. En cela, les Prcnolions se rapprochent beaucoup des Aphorismes ; mais ces derniers ont été composés avec un plus grand nombre d’éléments , et la pathologie n’y est plus tout à fait considérée au même point de vue. Ces deux écrits marquent, pour ainsi dire, deux époques de la médecine grecque, et l’étude de son histoire serait fort avancée si l'on pouvait déterminer leur date précise, mais les renseignements directs et positifs manquent surtout pour ce qui regarde les Coaques.
Je diviserai l’analyse des Coaques en deux parties : dans la première, j'exposerai sommairement et dans leur ordre de succession
1 II est vrai qu’Érotien, dans son Glossaire ( p. 1 96 1 , cite rie Dérnétrius l’épicurien une explication qu’il est très rationnel de rapporter à la 561' sent, des Coaques , ainsi que parait l’avoir fait M. I.ittré, quand il dit, peutêtre trop affirmativement , dans son introduction ( p. 1 40 ), que Dérnétrius avait commenté les Coaques. Mais on pourrait aussi soutenir, en admettant avec H. Étienne une altération de texte, que cette explication se rapporte à la 17' sent, du Prorrhélique. Du reste , Erotien a donné plusieurs cxplicationsde mots communs au Prorrhélique et aux Coaques, mais il n'en donne point qui soit particulière à ce dernier ouvrage, sauf peut être, celle relative au mot xpfyvov (sent. 30).
1 Coin. II, in llip. Epid. n, textes 2 et 3. — Com. III, in Epid. il, texte 7.
1 Coin. II, in Epid. ni, inproœm.
4 C’était le sentiment de (Jruner, Censura, p. 124.
PRÊNOTION8 DE COS.
les divers sujets que routeur examine ; dans la seconde partie , je présenterai un tableau des maladies qui , dans ect ouvrage , sont nommées ou du moins assez nettement déterminées, et qui sont étudiées à part, mais presque toujours au point de vue de la prognose. Ce tableau a été déjà esquissé par M. Ermcrins dans sa thèse ; je le traduis en partie, mais en le modifiant, en le complétant et en le rectifiant sur plusieurs points.
Chap. Ier. Les sentences renfermées dans ce premier chapitre sont irrégulièrement disposées; cela tient à ce que l’auteur y a rassemblé tout ce qui se rapportait à la grande classe des fièvres, dans laquelle les médecins anciens avaient confusément relégué tous les symptômes qui appartiennent plus particulièrement aux fièvres, tels que frissons, tremblement, froid, spasmes, délire, etc. , etc., et toutes les maladies dont ils ignoraient le siège, c’est-à-dire une grande partie de celles qui attaquent l’homme, et plus particulièrement les maladies de l’encéphale et des viscères abdominaux. Ce ne serait point un travail infructueux qne de dégager, pour ainsi dire , chaque unité morbide et chaque symptôme de ce cahos inévitable de propositions où ils sont groupés sans ordre et quelquefois sans vérité : je ne puis essayer ce travail que très superficiellement dans le tableau des maladies.
Chap. II. La céphalalgie , considérée isolément ou concurremment avec d’autres phénomènes morbides , est prise tantôt comme une maladie , et tantôt comme un symptôme , ou plutôt comme un signe.
Chap. 111. Le causus et le coma sont envisagés absolument d’après la même méthode, du reste la seule possible dans une médecine toute pronostique et presque absolument privée des ressources du diagnostic , qui seul peut distinguer un symptôme d'une maladie.
Chap. IV. Pronostic de l’otite suivant les âges ; — de la surdité considérée comme signe.
Chap. V. Ce chapitre sur les Parotides est pris tout entier du Prorrhélique .- je n’ai rien à ajouter à ce qui a été dit daiis l’argument de ce traité.
Chap. VI. Signes fournis par le visage. Je renvoie sur ce point à ce que j’ai dit au §2 du Pronostic. Je ferai remarquer seulement que la 216' sentence est évidemment égarée dans ce chapitre, et doit être reportée au chapitre XVII ou XVIII.
Chap. VII. Étude des signes pris de l’aspect des yeux. Observations sur l’ophlhalmic considérée comme maladie.
Chap. VIII. Exposition des signes fournis par les diverses parties de la bouche, et en particulier par la langue. L’auteur avait inter-
PRÊNOTIONS DE COS.
rogé la valeur des enduits qui recouvrent cet organe; je n’ai retrouvé cette observation que dans le livre des Jours critiques où elle a été transportée avec beaucoup d’autres prises çà et là dans la collection.
Cbap. IX. De l’aphonie et des modifications de la voix considérées comme signes. — La séméiologie pure domine, comme on le voit, dans tous ces chapitres.
Chap. X et XI. Ici, à propos de l’état de la respiration et des maladies du pharynx et du cou , recommence le mélange de la pathologie spéciale et de la séméiologie. Ce chapitre réunit a la fois les propositions du Pronostic, les sentences du Prorrhétique,el des observations dont l’origine est inconnue, et qui sont peut-être propres a l’auteur.
Chap. XII. Les réflexions précédentes s'appliquent également aux observations faites sur l’état des hypocondres. Je renvoie de plus à l’argument du Pronostic , § 7.
Chap. XIII. L’auteur vient d’examiner successivement la tête, le cou, l’hypocondre; il arrive , en suivant cet ordre anatomique , à s’occuper des lombes. 11 s’arrête longuement sur les douleurs lombaires rhumatismales envisagées comme maladies ou comme signes. Il appuie sur le danger de la métastase de ces douleurs , soit à la tête , soit à la poitrine, soit sur l’estomac-
Chap. XIV. L’auteur ayant parcouru, en quelque sorte région par région, l'ensemble de la pathologie, revient sur quelqucssignes plus généraux. — On retrouve dans ce chapitre tout ce qui a été consigné au Prorrhclique sur les hémorragies nasales, plus quelques additions importantes.
Chap. XV. L’élude des spasmes revient très souvent dans les Coaqucs , et tient, en général, une grande place dans la médecine hippocratique. Mais évidemment les médecins de l’école de Cos ont confondu sous le même nom des états bien différents. Un examen attentif fait reconnaître dans ce qu’ils désignent sous ce nom presque tous les désordres fonctionnels du système nerveux.
Chap. XVI. On retrouve ici , avec des additions notables, tout ce qui a été dit dans le Pronostic sur l’angine ou esquinaucic, sauf la mention de l’amputation de la luette.
Chap. XVII et XVIII. Les maladies de poitrine y sont traitées complètement, et bien mieux que dans le Pronostic. Un grand nombre de sentences ont été empruntées au traité des Maladies, et plusieurs sont probablement le fruit de la pratique de l’auteur. Je signalerai plus particulièrement les sentences 384, 380, 388, 389 , 401, 403, 404 , 407,411, 4i2 , 425, 427, 434 , 435, 436, 440, 444 , qui prouvent des connaissances avancées et un esprit observateur.
Chap. XIX. Je n’ajouterai rien à ce que j’ai dit des hydropisics au § 8 du Pronostic , si ce n’esl que la 40 Ie sentence est très remarquable au point de vue de la doctrine physiologique , qui est précisément l’opposé de celle professée aujourd'hui sur la solution de l’hydropisie par résorption.
Chap. XX et XXI. Observations pratiques très justes, et pour la plupart originales sur la dysscnteric et la licnteric. — Les sentences 451 , 450 à 459 seraient mieux placées dans le chapitre XVIII.
Chap. XXII. La sentence 471 est la répétition du § 19 du Pronostic sur le danger de l'inflammation de la vessie. Je reviendrai plus tard sur les sentences 472 , 473.
Chap. XXIII. Observations pronostiques sur l’apoplexie. La sentence 481 devrait être reportée au chapitre XIX, sur les hydropisies.
Chap. XXIV. Ce chapitre renferme des propositions assez disparates sur les signes tirés du froid des lombes, de l’apparition de pustules, et sur l’emploi très sagement indiqué de la saignée dans différents cas.
Chap. XXV. On ne retrouve guère de remarquable dans ce chapitre que ce qui est dit au § 3e du Pronostic, sur le décubüus du malade.
Chap. XXVI. Ce chapitre est une sorte de compendium de la chirurgie des Asclépiadcs. Il n'est pas susceptible d’analyse, car il y a presque autant de sujets différents que de sentences. Je le compléterai dans mes notes.
Chap. XXVII. Le titre seul : « Des maladies propres aux différ renls âges » indique assez le contenu de ce chapitre.
Chap. XXVIII. Il est consacré tout entier à l’étude clinique plutôt encore que prognostique des maladies des femmes, pendant l’état de grossesse ou pendant celui de vacuité , surtout à l’époque menstruelle. Je compléterai ce chapitre dans mes notes.
Chap. XXIX. Du vomissement considéré comme signe prognostique. Ce chapitre est en grande partie emprunté au Pronostic et au Prorrhélique.
Chap. XXX et XXXI. Des sueurs, des urines et des selles. Je renvoie à ce que j’ai dit sur ce sujet dans l’argument du Pronostic, et j’ajoute que l'auteur des Coaques a très bien compris l’importance et la relation de ces trois sources principales du pronostic dans la médecine ancienne.
Tableau des maladies. — Les fièvres sont divisées en fièvres aigues et en fièvres de long cours, sent. 75, 118, 294, 421 , 59i. Il faut lire aussi la 143e sentence sur la distinction des fièvres de langueur, en celles qui sont entretenues par quelque travail morbide ,
PRÉNOTIONS DE COS. 93
par quelque phlcgmasic interne, et celles qui ne sont ducs à aucune cause évidente.
Au premier rang des fièvres se trouve le causus , fièvre rémittente ou pseudo-continue des pays chauds , dont la nature est regardée tantôt comme inflammatoire, tantôt comme bilieuse, sent. GO, 107, 129, 130, 131 , 132 , 133 , 134, 135, 13G, 137, 138, 299, 581.
Il est aussi parlé du lélhargus, qu’il faut probablement ranger au nombre des fièvres pseudo-continues des pays chauds , sent. 139, 140.
Mention de la fièvre lipyrie, sent. 120.
Division des fièvres d’après leur type; — Fièvres continues. — Parmi ces fièvres , l'auteur regarde comme présentant un trèsmauvais caractère, celles quisontproduites pardes douleurs à l’hypocondrc , et qui sont accompagnées de carus , sent. 3t et 32. Il fait une mention spéciale des fièvres avec sueurs et avec tension de l’bypocondre.scnt. 32; de ccllesavec ballonnement etaveedureté du ventre, sent. 44 , 040; avec perturbations abdominales, sent. G37, Cil; avec lividité des diverses parties du corps, sent. 60; avec phlyctènes, sent, 114; avec tumeurs aux aines, sent. 73; de celles qui sont accompagnées de vertiges avec ou sans iléus , sent. 10G ; avec* vomissements et déjections bilieuses, sent. 68. — Voir aussi les sent. 107 , 108 , 109 , 130 , 158 , 201 , 298 , 305 , sur quelques états fébriles particuliers. Toutes ces observations prouvent que déjà l’attention était éveillée sur la localisation des fièvres, sur leurs rapporlsavcc divers états pathologiques , et en parliculicravcc lcsnficclions des viscères abdominaux '. Au milieu de toutes ces variétés de fièvres, on en reconnaît quelques-unes qui se rapprochent de notre fièvre typhoïde.— Fièvres rémittentes. — Parmi ces fièvres, l’auteur nomme les Irilœophyes, -rpiTacoyutî;, c’est-à-dire celles qui redoublent tous les trois jours, et qui sont très dangereuses, sent. 20, 33 ; tritæophyes asodes, sent. 33 ; trilæophyes errantes, sent. 37, 1 16 , 305. — Fièvres intermittentes.— Parmi ces fièvres, l’auteur distingue les erratives, sent. 582 (voir aussi sent. 79); les quartes, sent. 159 ;
1 On ne sera sans doute pas fâché de trouver ici un passage fort intéressant du traité des .tira sur les fièvres. L’auteur se propose de démontrer que toutes les maladies viennent des airs : « Je commencerai, dit-il, par la maladie la plus commune : la lièvre; elle s'associe à toutes les autres , et surtout à la phlegtnasie, les blessures que l’on se fait aux pieds en se heurtant (TtfOïr.i/uL/rîtTa) le prouvent bien.- il se développe une tumeur à l'aine par suite de l'inflammation, et la lièvre s'allume aussitôt. Il y a , pour le dire en passant, deux sortes do fièvres: l'une, commune à tous, s’appelle peste (/oi/ms) , l'autre, qui est engendrée par une mauvaise nourriture, survient chez ceux qui ne prennent pas une alimentation salubre. L'air est la cause première de ces deux classes de fièvres.» Éd. de Râle, p. un, lig- dcrti.
PRÉNOTIONS DE COS.
les tierces légitimes, sent. 123, 148. 684 ; les tierces d’hiver, sent. 169. II fait aussi mention du passage des fièvres rémittentes au type intermittent , sent. 117. On trouve également disséminés çà et là plusieurs caractères de la fièvre hectique (voir surtout sent. 143 ).
Pour la classe des fièvres , les signes sont surtout tirés du vomissement , des selles , des urines , de la sueur , de la température du corps , de sa couleur , des spasmes , des douleurs , de l’aphonie , du délire. — Les crises sont notées avec le plus grand soin. Les maladies aigues sont jugées en quatorze jours , sent. 147, par une épistaxis, par une sueur abondante, par une évacuation copieuse d’urine purulente ou vitrée, dont l’hyposlasc est louable , par des dépôts considérables , par des déjections alvincs muqueuses et sanguinolentes, abondantes etsoudaines, par des vomissements copieux au moment de la crise, sent. 160. Un sommeil profond et calme présage la certitude de la solution. Si le sommeil est troublé , c'est unsigncd’instabilité,sent.i5l.On ne trouve point danslcs Coaqucs l’énumération des jours critiques ; mais il y est dit que si une fièvre disparaît dans un jour non critique, il faut craindre une récidive.
Mention du battement des vaisseaux dans la fièvre et dans d’autres maladies , sent. 81 , 124 , 128 , 139 , 142 , 2G1 , 282 , 283, 369 ; peut-être 298 et 300.
Il est souvent parlé du pkrenilis ou délire aigu continu dans une fièvre. Iicstccrlainque lesmédecins hippocratiques ne rapportaient pas à une inflammation des membranes du cerveau, comme Galien l’afail depuis, cet état pathologique, que, du reste, ils considéraient tantôt comme un symptôme , tantôt comme une maladie , et dont ils ignoraient la nature aussi bien que le siège, sent. 76, 91 , 92, 97, 101, 102, 119, 179, 213, 228, 324, 679, 682. L’auteur semble aussi distinguer le phrènitis en métastatique et en idiopathique. La sent. 276 se rapporte à la première espèce; celles que j’ai indiquées tout à l’heure, à la deuxième.
Réunion confuse des symptômes propres à la méningite et à d’autres affections cérébrales indéterminées, sent. ICO à 169, etpassim dans le chap. XI (voir aussi sent. 253) ; paraplégie, sent. 346 ; apoplexicet paralysie, sent. 187, 476, 477, 478, 479, 480, etpeut cire sent. 197, 260 et 266.— Cause et présage de l’épilepsie, sent. 345 , 699.
Observations sur les spasmes ou états nerveux, sent. 336 , 338 , 350, 351, 352, 353, 354, 356, 357, 358, 359, 554 ; torticolis aigu, sent. 261, et peul-clie 273 et 278; tétanos et opislhotonos , sent. 23, 361, 362.
Considérations sur l’otite aiguë, sent. 189; sur l’ophlhalmie , sent. 222, 223, 224, peut-être sur l’orgeolct, sent. 220. On trouve aussi, sent. 225, 226, 510, la mention de l’amaurose. S’agit-il de
PRÉNOTIONS DE COS. 95
lu maladie connue sous ce nom, ou simplement de l’obscurcissement et de la perte de la vue ? Il est difficile de se prononcer.
Observations sur l’érythème, sent. G3, 200, 215, 231, •417; sur l’érysipèle, sent. 142, 200, 3GG, 524, et peut-être 7 et 211. — Sur un ulcère serpigineux à l'aine appelé IfmvoTtxov, scnt.G28 ; sur les parotides, presque toujours considérées comme dépôt critique dans les fièvres , sent. 105 , 107, 12G, 1G3, 183, 185 , 201 , 202, 203, 204 , 205, 2 OC , 207, 209, 2G4, 208, 292, 302, 352, 5G3.
Esquinancie, senl. 2G3 à 277, passim 364 à 379. Espèces particulières d'afTcctions de la gorge , sent. 2G4 , 2G5 , 2GG , 278, 279. — Al. Ermerins affirme que l’auteur a divisé les inflammations de la gorge en celles du larynx et celles du pharynx ; cela me parait fort douteux. Il se fonde probablement sur ce qu’il est parlé en particulier des inflammations pharyngiennes. Mais le mot pharynx signifiait pour Hippocrate le vestibule des voies aériennes et alimentaires, et non l’entrée particulière de l’œsophage.
Inflammation aigue ou chronique de l’estomac , sent. 283 , 285 , 28G; inflammation aiguë ou chronique des intestins, chap. I, XII, XX et XXI , et sent. 470, 4G7, G40, 643.— Hémorroïdes, sent. 34G.
Presque tout ce qui est dit au chap. XIII peut être, ce me semble, rapporté au rhumatisme aigu. On retrouve çà et là dans tout le cours des Coaqucs plusieurs observations qui regardent évidemment cette maladie.
Je n’ajouterai rien à ce que j’ai dit dans l’argument du Pronostic sur les maladies de poitrine, sinon que l’auteur des Coaqucs regarde la pneumonie comme très dangereuse quand elle succède à une pleurésie, sent. 397 ; et- qu’il distingue les pleurésies en bilieuses et inflammatoires , sent. 387.
Maladies du foie assez mal déterminées, mais pouvant se rapporter à l’hépatite, et considérées assez ordinairement dans leurs rapports avec les maladies de poitrine , sent. 44G à 449. Abcès du foie, 450 et 451 . Ictère regardé comme un épiphénomène, sent. 121; commcunc maladie, sent.G13.— Maladicsdc la rate, sent. 327, 4GG.
Inflammation aiguë cl chronique de la vessie (cystite), sent. 471. — Néphrite, sent. 591.
Rétention d’urine causée par un abcès, sent. 473. De la gravclle et de la pierre, sent. 472, 488, 589, 590.
Phthisie ischiatiquc, suite des dépôts multipliés à la hanche, sent. 144.
L’auteur des Coaqucs semble regarder comme des maladies chroniques la dysscntcric cl laMenterie .chap. XX et XXI , le melœna ( hcmalhcmcsc et liémalocalliarsis) , qu’il n’est pas facile de distinguer d’un simple flux de bile fortement colorée, sent. 330, 331,
PRÉNOTIONS DE COS.
333, 559, 571,008, 011 , 633, 636, 637. — Il étudie tous ccs états pathologiques comme des maladies ou des symptômes essentiels ; il range dans la meme categorie l'hydropisie ascite symptomatique , sent. 452, 454, 45G, 457, 458, 459, 4G0, 4G1, 482; l’hydropisie sèche, sent. 304, 424, 453, 459, que plusieurs interprètes regardent comme la lympanile, mais que P. Martian ' ctSprengel * soutiennent être l’ascite accompagnée de symptômes de sécheresse , soit du côté du ventre, soit du côté de la poitrine ou du reste du corps.
Dans l’hémoptysie , qui est aussi placée au nombre des maladies chroniques, le sang vient ou du foie, sent. 450, ou du poumon , sent. 450.
Observations confuses et indéterminées sur les symptômes propres à la fièvre de lait intense et à la métro-péritonite puerpérale ( pas sim , dans le chap. XXVIII).— Danger de l’évacuation des eaux dans l’amnios avant l’accouchement, sent. 513, 53G. — Des ulcérations vaginales, des aphlhcs chez les femmes grosses, sent. 514, 529, 539, 544.
Observations sur les plaies de tète, sent. 188, 477 ? 498, 499, 500, 501, 510. De la carie des dents et de leurs suites, sent. 23G, 237. Abcès au palais, sent. 238. Maladies des os de la mâchoire, sent. 237, 239. Danger des spasmes dans les blessures , sent. 355, 50G. — Blessure de l’épiploon et des intestins, sent 502, 503. Division des parties molles , des os et des cartilages, sent. 504. 505; — des tendons de la jambe, 508. — Pronostic des plaies suivant les parlies blessées, sent. 509. — Des fistules, sent. 511. — Des ulcères, sent. 49G. — Des varices, sent. 513.
PRÉNOTIONS DE COSa.