La dureté de l’orifice utérin comporte nécessaire
ment son obturation. — Toute femme enceinte
55. attaquée de fièvre et d’amaigrissement au-delà de ce que sa maladie comporte, accouche difficilement et avec danger, ou il est à craindre qu’elle n’avorte. C’est un mal que la syncope et la défail-
56. lance surviennent pendant l’écoulement des règles, — dont la^trop grande abondance produit des maladies qui attaquent Tuténis, s’il y a suppression.
Ï)ES APHORISMES d'hiPPQCRATË. ig
Quand on veut savoir qu’une femme qui ne conçoit pas est siisceplible de devenir mère, il faut faire une fumigation sous ses vêtemens : To- v^sect. deur répandue généralement, élevée jusqu’au nez Aph. 59. et à la bouche , indique la non stérilité du fait même de cette femme. — Durant une grossesse, le fétus ne peut se bien porter, si les règles continuent de 60. couler. — Une femme avec suppression du flux menstruel, et qui n’éprouve ni frisson ni fièvre , 61.
mais qui a des dégoûts , est enceinte,
La stérilité a pour cause le froid, la densité,^ l’humidité excessive , le trop de sécheresse et de chaleur de l’ utérus : d’une part, la faculté généra- 5^^ Irice est éteinte; de l’autre, la semence se corrompt faute d’aliment. Chez les femmes fécondes, ce iftscère tient le milieu entre ces tempéramens. — Il en est de même des hommes : leur corps étfuit trop raréfié , l’esprit s’évapore sans émission séminale ; 63.
tro^’ dense , il n’excrète rien d’humide; trop froid, il ne favprise pas d’accumulation ; et trop de cha- ^ leur produit le même effet.
La femme ne devient point ambidextre ou n’est vTi®sect. jamais aussi forte que l’homme.
§ XII. Maladies chirurgicales.
Les douleurs et les fièvres surviennent plutôt ii<isecq avant qu’après la formation du pus. 7- C’est un grand mal que des plaies larges et graves ne yejpçj soient prises d’aucun gonflement inflammatoire ; — lorsqu’il en existe , il vaut mieux qu’il soit mou et lâche , que dur et cru.
Vi«sect. Les ulcères dont le contour est épilé, sont d’un Aph.4. mauvais caractère. — Les larges efflorescences ne sont pas très “prurigineuses. — Une blessure de la vessie , de l’encéphale , du cœur, du diaphragme ,
18. de quelqu’intestin grêle , de l’estomac ou du foie , est dangereuse, sinon mortelle. — On ne doit s’at-
19. tendre à aucune réunion ni à un accroissement ultérieur, après la division d’un os, d’un cartilage, d’un nerf, de la lèvre et du prépuce , avec perte de substance. — Du sang épanché contre nature dans
20. une cavité, se convertit nécessairement en pus. — 24. La divison avec perte de substance des intestins
grêles ne se réunit pas. — Des personnes que des croûtes teigneuses ont rendues chauves , n’ont pas 34. de^randes varices j et s’il leur en survient quand ils n’ont pas de cheveux, ceux-ci repoussent. — Il vaut mieux abandonner les cancers occultes ; car les malades que l’on traite meurent promptement 38. de cette affection, et vivent plus long-temps si on • ne leur donne aucun soin. — Une suppuration in- 41. térieure ne se fait pas connaître , parce que le pus a trop de consistance ou a son siège trop profond. — Les ulcères qui durent un an, ou plus, 45. sont toujours suivis d’une exfoliation osseuse, et se couvrent d’une cicatrice enfoncée. — La fièvre et 5o. le vomissement bilieux sont la suite inévitable d’une 58. blessure de l’encéphale , — et l’épiploon sorti de vu® sect. l’ahdomen , se gangrène nécessairement.
2. Une chair livide recouvrant un os malade est d’un mauvais augure j — il en est de même d’une >9* dénudation suivie d’érysipèle , — de celui - ci ter-
DES APHORISMES D^HIPPOCRATE. 21 VU® sect.
miné par suppuration ou par pourriture, — et de Aph.ao. / l’hémorrhagie précédéè d’une forte pulsation dans ^ai. les ulcères. — Le délire est çausé par une plaie qui 24. pénètre dans Tintérieur du crâne. — Le sphacèle entraîne une exfoliation de l’os. 77.
§ xiir. Pronostics gênérauæ.
Un sommeil laborieux est fâcheux pour un ma- ii^sect* lade J si celui-ei est soulagé après avoir dormi , c’est i. un bien , — comme le prouve le sommeil qui calme 2.
le délire : — c’est un mal que l’on dorme ou que 3.
rt)n veille à l’excès.—- Les lassitudes spontanées 5, annoncent une maladie prochaine, — * et on juge que celui qui en est atteint n’a pas l’esprit présent , fîv quand il ne ressent pas la douleur qui doit exister sur une partie.
Dans les maladies aiguës , on ne prédit pas , 19.
avec une sûreté parfaite , la mort ou la guérison. —
Dans aucun cas , des symptômes extraordinaires , bons ou mauvais , n’inspirent ni confiance ni trop 37. de crainte : plusieurs sont inconstans et n’ont coutume de durer ni de persister long-temps. — On doit espérer, toutes les fois que la présence d’esprit 33. est conservée et que rien n’est refusé de ce qu’on offre à prendre ; le contraire est fâcheux. — Les maladies en rapport avec le tempérament, l’âge, les habitudes èt les saisons , comportent moins de dangers que celles qui s’écartent de ces circonstances. — Il est nécessaire que l’hypogastre et l’omr bilic conservent encore de l’embonpoint ; car l’af- 35 iliissemenl et la maigreur extrêmes, iie ces réglons
sont dangereux , même lorsqu’il faut purger par jjag j)0 deux douleurs qui naissent en même Aph. 46. temps i non sur le même point, la plus vive amortit l’autre. '
iv»sect. Des déjections bilieuses se suppriment lorsqu’il
28. survient ^uirdité , qui disparait à spn tour quand elles se reproduisent. — Chez les personnes fati-
3i. guées par les fièvres, il se formé des abcès sur les articulations , et sur tout autour des mâchoites. —
33. Une maladie se fixe sur toute partie douloureuse avant son invasion, ■— C’en est fait d’un fébricitant
34. qui, sans tumeur visible à l’intérieur de la gorge, suffoque inopinément, — ou éprouve tout à coup