S’il est bon que la dysenterie , l’hydropisie ou
DES APHORISMES d’hiPPOCRATE. i5
l’extase proviennent de la manie , — il est mauvais Vii^seci. que la première suive des selles homogènes. — Une Aph.aS. forte diarrhée dissipe la leucophlegmatie durant 39* laquelle elle se manifeste. — La pituite coule de la tête, chez les diarrhoïques dont les déjections sont 3o. muqueuses. — Le pus homogène et blanc qui sort d’un abcès hépatique cautérisé ou incisé, présage vilesect.
le rétablissement, car il a son siège sous la tunique 45. séreuse ; ce fluide annonce la mort , s’il ressemble à du marc d’huile. — La maladie doit sa solution au transport des veines dans la vessie de la pi- 54. tuite qui , amassée entre le diaphragme et l’abdomen , fait souffrir et ne s’épanche dans aucune cavité; — et la rupture vers l’épiploon du foie rempli 55. d’eau , cause l’ascite et la mort : — cet épanchement provient quelquefois de leucophlegmatie. — 74*
Le flux de ventre dégénère en dysenterie , — et . 75. celle-ci en lienterie. 7().
§ X. Maladies de V appareil urinaire.
Le pissement de sang ou de pus est le symptôme *7*5! de l’ulcéra tion des reins ou de la vessie. — C’est de ce dernier organe que descendent des caroncules petites et piliformes , rendues avec une urine épaisse. — Des débris furfuracés , mêlés à une urine épaisse, dénotent une maladie psorique de la vessie. 77. — 7T0UI indique la rupture d’une veine dans les reins, 78.
lorsqu’on urine inopinément du sang , — et du sable sorti de l’urèthre est le signe d’un calcul vésical. — 79.
Toute la région hypogastrique est malade quand il
l6 TRADÜCTIOM LITTERALE
IV» sect. existe une douleur de l’abdomen et du périnée en
Aph.80. même temps qu’on urine goutte à goutte , et qu’on rejette un sang délayé ou grumelé. — La vessie est décidément ulcérée si l’urine contient du sang, du pus , des écailles , et si elle répand une odeur forte. — La guérison suit immédiatement la rupture d’un tubercule développé et suppuré dans l’urè- 83. thre. — Quiconque urine abondamment la nuit, va peu à la selle.
yi«sect. Les vieillards guérissent difficilement des maux de reins et de vessie — L’ouverture des saphènes^ 36. fait cesser la difficulté d’uriner. — Des bulles d’air iiVn»sect. qui surnagent à la surface des urines, sont l’indice
34. d’une affection des reins et d’une longue maladie j — et une couche épaisse , grasse , qui couvre ce li-
35. quide , est le signe d’une maladie aiguë de ces organes. — Quand les néphrétiques chez lesquels on observe tous ces phénomènes , éprouvent des douleurs sur les muscles de l’épine , il faut s’at-
$6. tendre à un abcès au-dehors , si elles sont extérieures ; et à un abcès au-dedans , si ces douleurs sont internes ou profondes.
§ XI. Maladies des femmes.
y® sect. Les règles sont provoquées par des fumigations aromatiques qui , dans d’autres cas , seraient plus souvent utiles si elles n’appesantissaient pas la 3o. tête. -—Une maladie aiguë expose une femme grosse aux plus grands dangers. — La saignée provoque 3»- l’avortement et le rend d’autant plus facile que
DES APHOmSMES d’hIPPOCRATE. I7
raccoiiehement est plus prochain. — L’héinoptysie V«>sect. cesse chez les femmes par l’éruption des règles ; — Aph. Sa, et lorsque celles-ci manquent, l’épistaxis est salu- 33. taire. — L’avortement est à craindre quand une 34. femme enceinte a une forte diarrhée ou le té- * nesme; — l’éternuemgnt la soulage , si elle souffre V» sect. de l’hystérie ou si elle accouche difficilement. — 35,
Toutes les fois que les règles sont décolorées et qu’elles éprouvent un dérangement relatif à leur 36. époque ou à leur quantité, il y a indication de purger .
Une femme grosse avorte , si ses seins s’affals- 37. sent subitement ; — et , en supposant une double grossesse, la flaccidité de la mamelle droite, en- sr. traîne la perte d’un fétus mâle ; et celle d’un fétus femelle, s’il s’agit de la mollesse du sein gauche.
— Une femme qui a du lait, sans avoir été grosse 39. ni mère, n’a jamais été réglée; — et celle-là est menacée de manie, chez laquelle le sang se -40. porte aux mamelles. — Pour reconnaître si une femme est grosse , il faut lui donner à boire de l’eait 41. émulsionnée , le soir, en se couchant sans souper ; elle est enceinte , si elle sent des coliques; elle ne l’est pas , dans le cas contraire. — Lorsqu'elle l’est, on la volt bien colorée si elle porte un garçon dans 42. son sein; si non, elle est grosse d’une fille. — 11 est à craindre qu’elle ne meure, si l’utérus devient 43. le siège d’un érysipèle. — Les femmes grosses Çrèsmaigres , avortent tant qu’ elles n’ont pas pris d’em- 44bonpoint ; — celles dont l’habitude du corps est médiocre , accouchent sans cause manifeste , au deu-
l8 TRADÜCnON LITTÉRALE
Vesect. xièmeou au iroisièmè moisj chez elles, les sinus Aph. 45. utérins gorgés de mucosités, ne peuvent soutenir le fétus,qui est entraîné et délacliépar son proprepoids.
Les femmes naturellement grasses ne conçoi-
46. veut point, pai?ce que l’épiploon comprime l’orifice de l’utérus ; et elles ne deviqpnent enceintes qu’après avoir perdu de leur embonpoint. — Si la
47. matrice , inclinée sur l’os coxal , suppure , il est nécessaire d’appliquer un médicament étendu sur de la charpie. — Pour la sortie de l’arrlère-faix , il
49. faut provoquer l’éternuement, en faisant fermer la bouche et le nez.
50. On modère , on suspend l’écoulement des règles par l’application d’une très-large ventouse proche
51. les seins. — Les femmes grosses ont f orifice utérin fermé -, >— • s’il coule beaucoup de lait de leurs seins,
52. le fétus est faible si ces organes sont solides , il jouit d’une bonne santé. —Doivent -elles avorter, leurs mamelles deviennent grêles. Mais ces parties
53. prennent-elles une nouvelle cgnsistance, une douleur se fixe sur elles, sur les hanches, sur les yeux ou les genoux, et il n’y a pas de fausse-couche. —