‹ Hippocrate par lui-même, ou Commentaires sur les Aphorismes, d'après les écrits vrais et supposés d'HippocrateChapitre 2 sur 103 · PREMIER PRINCE DU SANG · texte numérisé non relu

PREMIER PRINCE DU SANG

MonseigNeuüj

C'est parmi les grands hommes qui itiusirèreni là Grèce dans un temps où Rome était encore barbare , que chacun choisit le modèle le plus conforme à son genre d'étiide’:' Èn m’attachant à Hippocrate , j’ai profondément médité sur des écrits qui ont valu à leur auteur le triple titre de Père de la médecine, J’Oracle de Coâ, de Divin vieillard. Si les préceptes transmis par ce médecin fameux

de V antiquité ont excité, de temps immémorial, Vaâ-^ miration et V étonnement des praticiens consommés on ne peut se dissimuler que les jeunes médecins ont peine à les comprendre. Après vingt années d’expé-^ rience, j'ai cru que, sans paraître trop présomp^ tueux , je pouvais offrir à ces jeunes gens le fruit de mes méditations sur des sentences dont l'exacte et judicieuse application auprès des malades promet les plus brillans succès.

Tel est, Moîïseign'eür, l'ouvrage què je suis assez heureux de publier sous vos auspices. J'ai osé prétendre à cette nouvelle et honorable distinction , après avoir été accueilli avec une bienveillance toute particulière. En acceptant la dédicace de mes Commentaires sur les Aphorismes d’Hippocrate , VoTBE Altesse Sérénissime me fait contracter l'obligation de me montrer de plus en plus digne d’un bienfait aussi éclatant. Toute ma vie, j'en conserverai le souvenir; et, après moi, mon livre sera l'interprète constant de la respectueuse reconnaissance avec laquelle

J'ai l’honneur d’être,

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