tons les phthisiques par bas , non par haut. — C’est
9. par les selles qu’on doit beaucoup évacuer les mélancoliques , en prescrivant les contraires , pour la
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même raison. — Dans les maladies très-aiguës , il IV« sect. faut purger le même jour, s’il y a turgescence; car Aph. lo. le moindre retard est funeste. — Les lientériques sont fort incommodés des vomitifs en hiver. 12.
Il est à propos d’humecter par plus de nourriture et de repos, ceux que l’éllébore fait vomir i3. avec peine. — Après avoir pris ce remède, il vaut mieux se mouvoir que dormir et reposer ; la navi- 14. gation prouve que le mouvement trouble le corps.
— Recommandons donc l’exercice , afin d’obtenir js. plus d’effet; le sommeil et le calme , pour que l’action du .vomitif cesse. — L’ellébore est dangereux et cause des convulsions aux personnes saines. — 16.
Le manque d’appétit, une douleur cardiaque, le vertige ténébreux, rameriume de la bouche, sans 17. fièvre , indiquent la nécessité de faire vomir. —
C’est par cette voie qu’on doit évacuer, quand il en est besoin, lors des douleurs sus-diaphragmati- ' *8. ques; c’est par bas , lorsque ces douleurs sont sous^ diaphragmatiques. — L’action d’un purgatif ne 19. cesse pas avant que la soif ne se soit prononcée. —
Il y a indication de purger par bas , lorsque , sans fièvre , il existe coliques , pesanteur des genoüx et 20. douleurs lombaires.
Le printemps est la saison la plus fàvotable pour yi» sect. que les personnes qui en ont besoin, se fassent 4^. saigner ou prennent des purgatifs. — Lorsqu’on veut rendre les vomisSemens faciles , il faut res- vu® sect. serrer le ventre, qu’on humecte quand oh désire que 70. les évacuations alvines s’opèrent sans peine.
35 TRADUCTION LITTÉRALIT
§ XX. Du chaud et du froid dans le traitement des maladies.
La mollesse des chairs, la paralysie, la torpeur sect. des facultés intellectuelles , les hémorrhagies , les . i6. lipothymies , la mort même , sont les eflets de l’abus du chaud j — le froid cause des convulsions, des
17. spasmes, des lividités et des tremblemens fébriles; — il est ennemi des os , des dents , des nerfs , du
18. cerveau, de la moelle épinière, auxquels le chaud est utile. — Il faut réchauffer les parties refroidies,
19. excepté celles qui saignent ou doivent saigner. — Le froid, mordicant sur les ulcères, irrite la peau environnante , fait souffrir sans qu’il s’établisse de
20. suppuration , provoque des gangrènes , des frissonnemens fébriles, les convulsions et les tétanos. — • Au milieu de l’été , beaucoup d’affusions froides
21. rappellent la chaleur et terminent la maladie chez un tétanique qui n’a ni plaie ni ulcère.
Quoique ce ne soit pas dans toute espèce d’ulcère , la chaleur facilite la suppuration et rassure beaucoup : elle amollit et assouplit la peau ^ elle met un terme aux douleurs , aux frissons , aux convulsions et au tétanos : elle fait cesser la pesan-
22. teur de tête ; elle convient aux fractures , sur-tout avec dénudation j principalement encore aux plaies de tête , aux surfaces que le froid ulcère et gangrène. Le chaud est ami des dartres rongeantes , des afïèctions ulcéreuses de l’anus , du pubis , de l’utérus et de la vessie; il en décide les crises,
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tandis que le froid est leur ennemi mortel. — Celui-ci est d’une application utile , lors d’une hémorrhagie actuelle ou prochaine ; non sur l’endroit d’ôù le sang coule, npiais sur son contour : sur-tout lors V»secu d’une inflammation ou ardeur ignée avec tendance Aph.aS, à une couleur rouge et sanguine , par l’aiSlux d’un nouveau sang. Il gangrène quand la phlogose est invétérée ; il soulage l’érysipèle non ulcéré , parce qu’il le rend plus fâcheux dans le cas contraire. —
Sous forme de glace ou de neige , il est très-nuisible à la poitrine, en provoquant la toux, l’hémoptysie 24. et les catarrhes. — > L’affusion d’une grande quantité d’eau froide calme et diminue les tumeurs articulaires y- dissipe les douleurs sans ulcères , goût- a5. teuses et convulsives. Car un engourdissement modéré fait cesser les souffrances. — - L’eau , prompte à s’échauffer et à se refroidir, est très-légère. 26.
L’affusion de beaucoup d’eau chaude sur la tête , vn» sect. termine une fièvre non causée par la bile, -f- Le fer 42. guérit les maux réfractaires aux médieamens ^ le Vin» sect. feu consume ceux qui résistent au fer : mais tenons 6. pour incurables ceux qui ne trouvent point leur remède dans la cautérisation.