A pleuritide peripneumonia , malum ^ (§vm
L’aphorisme peut s’interpréter de deux manières : ou il traite d’unepérineumonie qui se ente sur une pleurésie, et il y a épigénèse ; ou il se rapporte à la conversion d’une pleurésie dont les signes ont disparu , en une péripneumonie dont les caractères sont seuls évidens, et il y amétaptose. Dans l’un et l’autre cas, ces extensions ou mutations de maladie entraînent toujours de graves inconvéniens.
La plèvre costale' se continue avec celle qui revêt le
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poumon ; or, si une inflammation se propage de l’un à l’autre, il existe une pleuro-péripneumonie secondaire, une maladie composée plus grave et plus fâcheuse' qu’une simple péripneumonie ou une simple pleurésie: on distingue 'siraültanériïent les signes des deux maladies; et si on parvient à isoler les symptômes de chacune, on reconnaît que ceux propres à la phlegmasie pulmonaire , fatiguent beaucôup plus que ceux qui dépendent du même état de la plèvre.
De deux maladies qui se succèdent, la seconde est d’autant plus dangereuse , que les forces, fatiguées par la présence de la première, suffisent à peine' pour que la nature , aidée des secours de fart, 'opère la guérison (i). Si une phlegmasie', fixéè d’abord sur une partie capable de la supporter sans trop d’inconvénient , se transpoi'te sûr un organe essentiel à l'e:kércice des fonctions vitales, ab ignobili in nabiliorem partent , ow dt. presque toujours des résultats funestes à redouter ; tandis qu’un mouvement contraire fait concevoir de grandes espérances.
Il n’est point étranger à la pratique médicale de considérer, sous deux points â'é’vue'irès-distincts , la tonversion de la pleurésie en péripneumonie. L’inflammation de la plèvre est suscèptible âe sé juger favorable- ment, après avoir parcouru régulièrement toutes ses périodes; et celle du pounaon. survenir pendanf la convalescence. Le danger dev, cette nouvelle ma;ladie est, d’autant moins grand, qu’il s’est écoulé plus de temps, depuis la disparition de la première , et que celle-ci s’est moins prolongée. D’une part, on a déjà recouvré une
(i) Qiiando atter morbus àtteri suce e dit , œger à priori morba adeà debilitaiur, ut subsequenti vix résistera quéat, et ideô ilium ' f irndin ferre non potest , quousque abcessum faciat y aut ad sup\. purationeni deyenir/t. Do Affoctipn. , p. 191» n® a3,.. ,
grande partie de ses forces ; de l’autre , on en a moins perdu , et la constitution , réparée ou peu ébranlée , est dans le cas de résister avec plus d’avantage et de succès.
Quoique ce retour de la même maladie sur un point un peu éloigné et different de celui primitivement affecté, soit un mal réel il n’entraîne pas un danger égal à celui que comporte la disposition contraire dont il reste à parler. Une pleurésie ne suit pas son cours.; elle disparaît tout à coup, ainsi que les symptômes qui la caractérisent. Immédiatement on observe les signes de la péripneumonie seuls et isolés. Le mal est a^ors d’autant plus grave, que , si l’inflammation ne se' termine par résolution, elle peut causer la mort, ou laisser une suppuration et des indurations , plus fâcheuses sur le poumon que sur quelqu’endroit que ce soit de la plèvre. D’ailleurs, une telle péripneumonie est rarement sans complication de fièvre putride ou maligne. .Elle a beaucoup d’analogie avec , des érysipèles ambulans qu’on voit abandonner un endroit de la peau pour se porter sur un auti’e , et qu’une maladie constitutionnelle coïncidente rend encore plus importans. Les phénomènes pleurétiques qui ont existé et disparu , ne retranchent rien de ceux de la péripneumonie , lesquels parcourent le cerclé complet depuis ie premier jusqu’au dernier. De même, un érysipèle ambulant cutané a son invasion, son temps de dmée, et son mode de terminaison par un empâtement mou et flasque,, sur chaque point dç la peau qu’il envahit et abandonne sucçessivejnenU, , , .
Il, est donc difficile de ne pas conclu i‘e il est fâcheux que, la péripneumonie, qoïncide avec , la pleurésie ; c’est un niai que rintlammation du poumon, s, ufvierfhe après une phlegmasie parfaitement jugée de la plèvre ; la péripneumonie consécutive à la pleurésie, est d’autant plus grave , que cette dèrnière a dispai’ü Jriopinément
avant d’avoir complètement parcouru toutes ses périodes.
Ces développeraens rappellent une autre proposition; Les péripneumonies , conversions de la pleurésie, sont plus rassurantes que les péripneumonies esséntielles(i). Hippocrate ne compare ici que les inflammations secondaires du poumon avec celles qui sont primitives. On serait tenté de croire que la phlegmasie qui s’est exercée avec une certaine force' sur la plèvre, est beaucoup affaiblie lorsqu’elle s’empare du poumon , dont les moyens naturels de résistance sont conservés ou peu altérés. Au contraire , rinflanunation qui attaque subitement les organes de la respiration, se mohtre aussitôt avec une extrême violence , est susceptible de porter une atteinte profonde aux fonctions vitales , et d’étouffer les‘ efforts' qug l’organe peut opposer pour sa propre conservation, et ceux que la constitution ehtièrë' est appelée à dé-‘ ployer pour vaincre le mal qui l’opprimé et menace de' la subjuguer. > ■