‹ Hippocrate par lui-même, ou Commentaires sur les Aphorismes, d'après les écrits vrais et supposés d'HippocrateChapitre 77 sur 103 · A pêripneumoniâ pkrénitis y malum · texte numérisé non relu

A pêripneumoniâ pkrénitis y malum

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La phrénésie consiste en une lésion deS facultés me»-' raies et intellectuelles, caractérisée par un délire coiicOntinu avecinsoninie', fureur, ris immodéré’, cris vio-^ lens et fièvre très- forte : tel estTefïèt ordinaire de cette' inflammation des membranes du cerveau, appelée phré-^ mte, phrenitis. Cette Sorte d’ataxie de'tous les mouvemens nerveux est idiopathique^' e\\e tient à une affection primitive de rencéphalebu de ses dépendances ;

(i) Peripneumonicp ex pleuritide transmutatee , securiores suntiît, quœ ab initia Jîunt. Codéar^ } setU m.

SECTION VU, APH. 13, 1 5. 4n

elle est symptomatique ou secondaire , lorsqu’elle accompagne une maladie aigue qui a son siégé éloigné de la tê'te, par exemple, sur lé diaphragme. La phrénésie n’est point ici une inflammation portée sur le cerveau apres avoir abandonné le poumon. S’il ri’y a pas de métaptose, il n’y a pas non plus d’épigénèse,, parce quç les deux organes ne sont point à la fois attaqués dé phlegmasie. Le dérangement des facultés morales et intellectuelles n’est qu’un épiphénomène qui indique l’extension de la maladie du poumon sur la plèvre diaphragmatique et sur le diaphragme. Dans ce sens seulement, il y aurait épigénèse , parce que les deux maladies identiques, propres à deux tissus différens , se font reconnaître chacune par des signes particuliers ; c’est la péripneumonie jointe à la paraphr'énésie ou à \sl diaphragmite. , . ^

É’aphorisme fait mention de la phrénésie comme d’un; symptôme de l’inflammation du diaphragme. Considérée seule, cette phlegmasie est très-dangereuse; à, plus forte raison, si elle accompagne la périprieumonie. Boerhaave était s pénétré de la vérité de la sentence, qu’il ne s’, est pas borné à l’idée seule d’un mauvais auguré , il a prononcé que le cas était décidément mortel (i). A l’ouverture des cadavrés , on observe tous les désordres prévus dans la cavité du thorax ; les vaisseaux de l’encér / phale ne sont que gorgés de sang, et aucune trace de phlegmasie ne se présenté sous le crâné.

i5. Ab ardorihus vehementihus convulsià^ aut tetçinus (rigor), malum. , ;

L’éxcessiv^ chaleur qui suit un’ àccès'dé" froid , peut

(i) Pkrenitis à pèripneitmoniâ , lèthalis, , aph. 774.

4ï2 APHOniSMES D’iriPPOCRATE,

être accompagnée de mouvemens nerveux, et l’état d’un, malade ne point s’aggraver. Mais si les convulsions et le tétanos continuent et persistent , il est à craindre qu’ils n’attestent un grand épuisement de forces radicales. Les malades rentrent dans la même position que ceux qui, éprouvent ces accidens après une forte hémorrhagie ou une suppuration. C’est à l’action des violentes chaleurs qu’il faut rapporter le tétanos, si commun et si meurtrier sous la zone torride.

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