‹ Hippocrate par lui-même, ou Commentaires sur les Aphorismes, d'après les écrits vrais et supposés d'HippocrateChapitre 84 sur 103 · Mulier ambideoetra nçin Jit^ (S^ï · texte numérisé non relu

Mulier ambideoetra nçin Jit^ (S^ï

44* Qui suppurati uruntur ayf secantur, si quidem purum ejffiuat pus et album y evadunt:

(1) De Affection. , sécr. i, »«ii , p. 189.

^32 AlPHOllîSMES d’hiPÏ>OCRATË ,

si çerb subcruentum et cœnosum^ ac graveolens^

pereunt. ( § vm. )

Quand il n’y a encore ni trop de maigreur ni de fièvre hectique, il est impossible de porter un pronostic sur les suites d’une empyème; l’inspection seule du pus permet de prononcer, quelleque soit la manière dont on lui ouvre issue à travers les parois de la poitrine. Si le fluide purulent est blanc , homogène , bien lié et sans odeur, le malade recouvrera certainement une santé parfaite, le foyer ayant son siège dans le tissu lamineux qui unit la plèvre aux côtes et aux muscles intermédiaires. Dans ce cas , il n’y a pas d’épanchement 5 il existe un véritable abcès , qu’on appelle empyème en-- Jcystée, et pour l’ouverture duquel il n’y a qu’un point à inciser ou à cautériser. Ce lieu obligé ou de nécessité se rencontre également toutes les fois que le dépôt s’est formé dans l’endroit où les plèvres costale et pulmonaire ont contracté des adhérences par l’effet de l’inflammation dont elles ont été affectées l’une ou l’autre isolément, ou toutes les deux à la fois. Cette seconde espèce d’abcès ou d’ empyème enkystée est constamment fâcheusé , parce que le poumon ne manque guère d’être ulcéré. Le pus de bonne qualité peut faire croire qu’il a sa source à la surface de l’organe ; et , dans ce cas , le rétablissement du malade est possible ; il n’est point assuré , puisqu’il n’est pas au pouvoir du médecin de se convaincre de la non altération du tissu parenchymateux. Il en est autrement quand la matière purulente est teinte de sang , ressemble à de la boue , et répand une odeur infecte. Quoique dans cette dernière circonstance, il n’y ait pas toujours expectoration purulente , la fièvre lente , la maigreur, le marasme font porter un pronostic fâcheux, et contre-indiquent toute espèce d’opération.

SîîCTiON VU, APHi 45- 4^5

ti’empyëme de pus par épanchement exige que le chiïurgien ouvre la poitrine clans un lieu à'éiection, à sa partie basse , sur le ciôté et un peu en arrière. Oïi ne doit nullement croire au retour à la santé,. ou , au moins, il n’est pas certain qu’elle se rétablisse quapd le pus sort , purum et album ^ car il est possible qüe ce fluide pro«vienne d’une ulcération qui , quoiqu'4 lu superficie du pcmmon, est susceptible de s’étendre en profondeur, et de ne point se consolider au moyen d'une cicatrice propre à réunir l’organe avec les parois de la cavité thoracique. Le pus sanieux , fétide , etc. , est du plus fâcheux augure , car il indique une perte assurée. Il n’est pas question d’hydrothorax ; mais le -liquide qu’une opé^ ration ferait couler, aurait aussi des pi'opriétés physiques peu rassurantes , sur-tout s’il tenait en suspension des flocons albumineux, membraniformes , donne* raient lieu de soupçonner une enveloppe de même nature sur un point plus ou moins étendu de la plèvre pulmonaire. On conclura rigoitreuseraent : i’® que le pus boueux, sanguinolent et fétide, retiré de la poitrine par l’opération de l’empyème , est funeste et contraire à la conservation des malades j a"® que le pus blanc , pur, homogène , qui s’écoule par les mêmes voies dans des circonstances semblables, permet d’^espérèr seulement , foin de garantir le rétablissement de la 'santé.

45. Qui ad hepar suppuratum uruntur { awI secanlur) , si quidem purum ejffluat pus et album, superstites evadunt : ipsis emm pus e&tiri tunicâi si verb effiuat veîut amurca , .pereunt. v(§ ix.)

La doctrine des abcès au foie est trop connue des chirurgiens, pour qu’il faille en donner ici un aperçu:

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