‹ Hippolyte Bellangé et son œuvreChapitre 12 sur 84 · I. T. a feint lire militaire. — 1876. Revue âes Deux Mondes · texte numérisé non relu

I. T. a feint lire militaire. — 1876. Revue âes Deux Mondes

vait par cœur. Les hommes, en efFet, dit Ch. Blanc*, changent d'allure, de physionomie et même de visage, selon le milieu où ils vivent, et ils finissent bien souvent par ressembler à ceux qu'ils fréquentent ; à telles enseignes, par exemple, que les soldats d'une même compagnie ont tous un air de famille.

Charlet donc — et Bellangé — restèrent rigoureusement dans le vrai en se composant im type qu'ils reproduisirent le plus souvent, sans même prendre la peine d'y rien changer ou peu s'en fallait.

Quant au troupier moderne, au troupier de la seconde moitié du xix^ siècle, il n'a été rendu avec son juste relief que par ceux que l'on nomme nos jeunes peintres militaires. C'est dans l'œuvre de da Neuville, de Détaille, de Dupray, de Berne-Bellecour que l'historien ira chercher les types militaires de notre époque. Mais pour le Groguai\iy Charlet, Raffet et Bellangé, ce seront là les seuls auteurs à consulter.

Nous mentionnerons donc seulement la Bataille de l'Aima qui fut acquise pour le musée de Versailles. Le tableau est important, et on retrouve dans cette page historique les qualités de mouvement inhérentes au talent de Bellangé.

Mais combien nous lui préférons ce délicieux tableau de genre intitulé le Départ du càntonneinent, et qui figurait au Salon de cette même année (1855). On voit là Bellangé sous cet aspect familier et anecdotique, qui est tout à son avantage. La scène est peinte avec esprit, elle frise la charge,

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