F. Wey
2. Note de H. Bellangé, pour la lettre de Charlet, datée de Viroflay, 31 juillet 1855. — Citation du colonel de La Combe.
avant d'aller achever leur soirée aux Funambules.
De l'aveu même de Bellangé, Charlet était un flâneur de la plus belle espèce, flâneur sans volonté^ sans intention arrêtée, toujours prêt à marcher du côté où le caprice le portait, acceptant toutes les propositions, se laissant attirer par tous les accidents imprévus, enfin un flâneur profond philosophe et surtout « spirituel ».
Spirituel, le mot est de Bellang^é, et ne fallait-il pas en outre à cet illustre artiste un caractère fortement trempé pour répondre d'un ton enjoué à son ami qui lui avait envoyé Vélat nominatif de sa maison « depuis les gens jusqu'aux chiens , poules , canards, etc., etc. », et cela au lendemain de la terrible maladie de son fils Edmond, atteint d'un dangereux épanchement de sang- qui avait failli l'étouffer.
Mais le farceur reprenant le dessus pouvait encore féliciter son ami « d'être heureux et calme au milieu de son aimable famille, dont le personnel, y compris ton chien, lui disait-il, compte quatre cent trente-deux ans de vertu. « Et Charlet continue longtemps encore sur ce ton avec sa verve intarissable *.
Si on voulait, d'ailleurs, de nouvelles preuves de cette amitié inébranlable entre nos deux artistes, de cette amitié posthume qui devait s'affirmer par la superbe lithographie dédiée à la veuve de l'illustre dessinateur et par les correspondances avec le bio-