‹ Hippolyte Bellangé et son œuvreChapitre 22 sur 84 · I. Histoire des peintres · texte numérisé non relu

I. Histoire des peintres

riire, dans un pays où à mesure que l'art s'élève les profits diminuent^ passa en province un demi-exil volontaire de dix-sept ans. Seulement, au lieu de se cloîtrer dans son emploi provincial, il se mit au travail avec acharnement, « se sentant obligé davantage ', dans cette maison hospitalière de la rue du Champdes-Oiseaux », d'où devaient partir les grandes toiles de Versailles et de nos principaux musées qui perpétueront dans l'avenir le nom de Bellangé.

Les modestes dévergondages des premiers temps — le souvenir des rencontres au cabaret de Charlet et de Bellangé — auxquels nous faisons allusion ont été d'ailleurs consciencieusement avoués par Bellangé lui-même '\ C'était chez Haguelon, le fameux Haguelon, traiteur du quartier de la Halleaux-Draps qu'avaient Heu ces agapes fraternelles. C'était là que, la tournée achevée, les stations faites devant les escamoteurs, les saltimbanques et les chevaux de bois, les deux amis s'asseyaient face à face,

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