‹ Hippolyte Bellangé et son œuvreChapitre 3 sur 84 · IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

IV PRÉFACE

semblable à celle de Henri Monnier*, « qui en avait assez vu », « de l'Empire, disait-il, pour être resté entièrement dévoué à cet ordre de choses comme Charlet, Grenier, Bellangé et Raffet, ses camarades et ses contemporains » .

L'excellent et humoristique biographe de Monnier a cependant bien raison lorsqu'il reproche à la France d'être « une personne sentimentale », qui a « trop facilement oublié les flots de sang- des enfants de la nation prodigués pour d'inutiles et aventureuses conquêtes » . Mais Bellangé fut de son époque, « de cette époque singulière qui retraçait sur les murailles de la Restauration les hauts faits du premier Empire » ; et qui <( confondant par la plus étrange des illusions, le chauvinisme avec la liberté, faisait de l'opposition en célébrant des grognards de l'Empire, et croyait faire du libéralisme- ». Bellangé ne pouvait échapper à l'engouement napoléonien. Il fut de son temps, on ne saurait trop le répéter. C'est à cause de cela même que ses œuvres, qui sont des œuvres d'art et des documents, nous paraissent bien plus dignes d'attention que ces pléiades de Romains ou de lansquenets que l'amour de l'archéologie et du bricà-brac a fait éclore, mais dont, sauf de magistrales

1. Champflcury^ Henri Monnier, sa vie et son œuvre. — Paris, Dcntu, 1875.

2. Ch. Blanc. Appendice de V Histoire des Peintres. Paris, Renaud, Rjffet.

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