‹ Hippolyte Bellangé et son œuvreChapitre 4 sur 84 · PREFACE. V · texte numérisé non relu

PREFACE. V

exceptions, la postérité ne s'inquiétera, croyons-nous, que fort médiocrement.

S'il avait peint quelque héros grec, a dit M. Chesneaui, quelque fils de Télamon, au lieu de peindre les fils de la Révolution et les héros de l'Empire, Bellangé eût été de l'Institut et serait fort oublié. Heureusement pour nous et pour lui, Bellangé eut le sens et le courage d'une ambition plus haute, d'un renom plus durable. Il s'est fait une place dans l'Ecole française au xix" siècle, c'est-à-dire au siècle le plus actif et le plus grand de notre histoire de l'art.

On ne peut qu'applaudir à cette éloquente péroraison, car on ne devra jamais oublier que Bellangé a fait partie de cette génération fascinée et éblouie par le prestige de Napoléon. « Tenez, voyez-vous, pour moi, le vl'à le Père Éternel. » C'est là une de ces légendes qui caractérisent une époque et les sentiments les plus intimes de l'artiste qui, sur son lit de mort formulant sa suprême pensée, indique encore à l'aide de quelques fiévreux traits de plume « l'Empereur entouré des grenadiers de la vieille garde ».

Jules Adeline.

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