Cette note est signée C.-Y
individuelles de la République, cette idée ne vint à aucun d'eux.
Et voilà comment il nous est impossible de faire figurer dans le catalogue de l'œuvre ces vignettes sur faïence, premiers dessins de Bellangé, que les procédés lithographiques et les horribles bordures qui les entouraient ne devaient pas d'ailleurs rendre bien séduisants.
Faut-il encore chercher d'autres excuses pour cette omission, fournir tout au moins d'autres preuves de cette rareté? Ce que notre ami, M. Champfleury, écrivait à \ Intermédiaire en 1875, il nous le confirmait tout récemment, nous assurant qu'il n'avait jamais vu de dessins de Bellangé ^ reproduits par ce système, et que de plus les combats et batailles de ces « décors sur faïence fine », qui lui étaient passés sous les yeux, « n'offraient que des banalités de crayon qui étaient bien au-dessous de celles de Victor Adam » .
Après ces assiettes introuvables, mais à coup sûr médiocres,— ce qui est toujours une consolation, — ce n'est qu'à partir de 1822 que nous pouvons donner une liste exacte des œuvres déjà très remarquées de Bellangé, puisqu'au Salon de 1824 il obtenait une médaille de deuxième classe, et que dès avant 1837 ses tableaux, déjà populaires, étaient achetés par rÉtat et gravés par Jazet ou reproduits en lithographie.