PHÈDRE, ŒNONE, HIPPOLYTE
"DEiiie^ sans Vordy^e exprès qui dans ces lieux
m'appelle Quand le ciel vous i^avit un époux glorieux ^ Je respecterais tf^op pot?^e douleur mor^telle Pour vous monU^er encore un objet odieux,
PHÈDRE
Vous^ l'objet de ma haine ? O ciel^ quelle injustice ! J'ai su d'uîie ennemie affecter la rigueur ; Mais enfin il est temps que je vous éclairasse. Hélas ! si vous a^oye^ que Phèdre vous haïsse^ Que vous connaisse^ mal son cœur !
Qu'entends'je ? à mes désirs Phèdre nest plus contrai î^e !
Ah ! les plus tendres soins de votre auguste époux Dans mon cœur désor^mais vont revivre pour vous.
PHÈDRE
Quoi ? Prince,,,
A voirie fils je tiendrai lieu de frère ; J'affermirai son trojie et feu donne ma foi,
PHÈDRE
Vous pourrie^ jusque-là vous attendrir pour moi? Cen est trop ; et le trône ^ et le fils^ et la mère. Je range tout sous votre loi,
Non^ dans fart de régner je l'instruirai moi-même. Je ne compte pour rien V éclat de la grandeur ;
Aricie est tout ce que f aime ^ Et si je veux régner ce n'est que dans son cœur,
PHÈDRE
Qiie dites-vous? ô ciel! Quelle était mon erreur! Malgré mon trône offert^ vous aime\ Aricie?
Quoi! votre haine encor n'est donc pas adoucie?