‹ Hippolyte et Aricie: tragédie en cinq actes et un prologue (volume 2)Chapitre 15 sur 33 · THÉSÉE, TISIPHONE · texte numérisé non relu

THÉSÉE, TISIPHONE

THÉSÉE

Aisse-moi respirer, implacable furie !

TISIPHONE

Non, dans le séjour ténébreux, C'est en vain qu'on gémit, c'est en pain que l'on crie, Et les plaintes des malheureux Irritent notre barbarie.

IlIPPOLYTE ET ARICIB, THÉSÉE.

ieux, n'est-ce pas asse:^ des maux que j'ai soufferts ? ai vu Pirithoûs déchiré par Cerbère ; ai vu ce monstre affreux trancher des jours si chers, zns daigner dans mon sang assouvir sa colère.

J'attendais la mort sans effroi,

Et la mort fuyait loin de moi.

TISIPHONE

Eh 1 croyais-tu que de tes peines s moment de ta mort fût le dernier instant ?

irithoiis gémit sous d'éternelles chantes.

Tremble I le même sort t'attend.

THÉSÉE

Ah ! qu'avec lui je le partage, Ce sort que tu viens m'annoncer !

mds-moi Pirithoiis, je me livre à ta rage ;

dis sur lui, s'il se peut, cesse de l'exercer !

TISIPHONE

C'est peu pour moi d'une victime.

Non, rien n'apaise ma fureur, dois porter partout le ravage et Vhorreur Lorsque partout je vois le crime.

Contente-toi (Tune victimt

Quoi ! rien n'apaise ta Ju

Dois-tu porter plus loin le ravage

Quand sur moi seul Je pn

Le fond du théâtre s'ouvre; oc

sur son trôae ; les trois :

sont à ses pieds.

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