‹ Hippolyte et Aricie; tragédie en cinq actes et un prologueChapitre 21 sur 60 · SCÈNE VIII PHÈDRE, ŒNONE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII PHÈDRE, ŒNONE

ŒNONE

Mes yeux commencent d'entrevoir Que vous pouvez brûler d'une ardeur légitime.

PHÈDRE

Quand mon amour serait sans crime, En serait-il moins sans espoir ?

Eh! comment me flatter? Non, il n'est pas possible'?

24 HIPPOLY TE ET ARIGIE

ŒNONE

Vos yeux n'attaquent plus un cœur Au tendre amour inaccessible.

Un autre la rendu sensible, Vous pouvez l'arracher à son premier vainqueur.

PHÈDRE

Ma rivale toujours aura les mêmes charmes Qui l'ont forcé de lui rendre les armes.

ŒNONE

Il peut se laisser entraîner

A l'éclat qui vous environne.

L'objet de son amour n'a qu'un cœur à donner, Et Phèbre avec son cœur promet une couronne.

PHÈDRE

Pour la seconde fois tu prolonges mes jours, Mais si l'éclat du rang suprême Ne peut rien sur l'ingrat que j'aime, La mort est mon dernier recours.

Rideau.

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