‹ Hippolyte et Aricie; tragédie en cinq actes et un prologueChapitre 26 sur 60 · LES PARQUES · texte numérisé non relu

LES PARQUES

Du Destin le voul r suprême

A mis entre nos mains la urne de tes jours;

Mais le fatal ciseau n'en ut trancher le cours

Qu'au redoutable instant fil a marqué lui-même.

30 > HIPPOLYTE ET ARIGIE

THÉSÉE

AJi! qu'on daigne, du moins, en m'ouvrant les Enfers,

Rendre un vengeur à l'univers.

Puisque Pluton est inflexible, Dieu des mers, c'est à toi que je dois recourir ; Que ton fils en son ; ère éprouve un cœur sensible ! Trois fois dans mes malheurs tu dois me secourir ;

Le fleuve, aux Dieux mêmes terrible, Et qu'ils n'osent jamais attester vainement,

Le Styx a reçu ton serment :

Au premier de mes vœux tu viens d'être fidèle ;

Tu m'as ouvert l'affreux séjour,

Où règne une nuit éternelle;

Grand Dieu, daigne me rendre au jour!

CHŒUR

Non, Neptune aurait beau t'entendre ; Les Enfers, malgré lui, sauraient te retenir. On peut aisément y descendre, Mais on ne peut en revenir.

Mercure descend des cieux

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