ACTE DEUXIÈME
Si
MERCURE
Sur le fleuve sacré qui fait trembler les dieux, Son fils de son retour a fondé l'espérance. Ah ! si Neptune a trop osé, Faudra-t-il qu'il soit accusé Ou de parjure ou d'impuissance?
PLUTON
Non, je dois punir qui m'offense.
MERCURE
Jupiter tient les cieux sous son obéissance,
Neptune règne sur les mers ; Pluton peut à son gré signaler sa vengeance
Dans le noir séjour des enfers ;
Mais le bonheur de l'univers
Dépend de votre intelligence.
PLUTON
C'en est fait, je me rends. Sur mon juste courroux
Le bien de l'univers l'emporte.
De l'infernale nuit que ce coupable sorte! Peut-être son destin n'en sera pas plus doux.
Aux Parques.
Vous, qui de l'avenir percez la nuit profonde, Qui tenez dans vos mains et la vie et la mort, Vous, qui réglez le sort du monde, Parques, annoncez- lui son sort!