‹ Hippolyte et Aricie; tragédie en cinq actes et un prologueChapitre 27 sur 60 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Si

MERCURE

Sur le fleuve sacré qui fait trembler les dieux, Son fils de son retour a fondé l'espérance. Ah ! si Neptune a trop osé, Faudra-t-il qu'il soit accusé Ou de parjure ou d'impuissance?

PLUTON

Non, je dois punir qui m'offense.

MERCURE

Jupiter tient les cieux sous son obéissance,

Neptune règne sur les mers ; Pluton peut à son gré signaler sa vengeance

Dans le noir séjour des enfers ;

Mais le bonheur de l'univers

Dépend de votre intelligence.

PLUTON

C'en est fait, je me rends. Sur mon juste courroux

Le bien de l'univers l'emporte.

De l'infernale nuit que ce coupable sorte! Peut-être son destin n'en sera pas plus doux.

Aux Parques.

Vous, qui de l'avenir percez la nuit profonde, Qui tenez dans vos mains et la vie et la mort, Vous, qui réglez le sort du monde, Parques, annoncez- lui son sort!

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