‹ Hippolyte FlandrinChapitre 18 sur 211 · avril · texte numérisé non relu

avril

2 31 mai 1831.

l'atelier d’ingres

geait pas. Plusieurs membres de l’Institut, entre autres M. Guérin, étaient venus pour le consoler, mais il était loin de l’être. Il me reçut en me disant : Voilà l’agneau qu’ils ont égorgé ! puis, en parlant à sa femme, qui cherchait à le calmer : Oh! tu ne sais pas combien l’injustice est cruelle et amère pour le cœur d’un jeune homme ! Et tout cela avec l’accent d’un cœur si profondément touché, que les larmes me roulaient dans les yeux. Il m’a fait asseoir à sa table, dîner, enfin m’a embrassé comme un père embrasse son fils. Je suis sorti et j’étais consolé. Oh ! que ne dois-je pas à cet homme, qui a déjà tant fait pour nous et qui, dans cette occasion, vient de faire encore plus peut-être ! Je ne sais plus que lui dire, je ne sais plus comment l’appeler ; mais je pleure en le voyant et c’est de reconnaissance b »

Pour contrebalancer l’impression fâcheuse que le récentéchec d’Hippolyte Flandrin pouvait faire naître dans l’esprit de son père, Ingres voulut donner à son élève une preuve écrite et péremptoire de sa propre satisfaction, certificat éloquent et peu banal, que nous sommes heureux de publier.

3 septembre 1831.

« Monsieur,

« Je ne veux pas laisser partir messieurs vos fils, sans leur donner près de vous toutes les marques d’estime qu’ils méritent et j’ai autant de plaisir à leur rendre cette justice que vous en aurez à l’entendre comme père. Tout le monde aime et admire la vertu et le mérite de vos enfants. Ils sont cités

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