‹ Histogénèse des lésions de la cirrhose hépatiqueChapitre 22 sur 54 · ACTION DU SÉRUM D’ANGUILLE · texte numérisé non relu

ACTION DU SÉRUM D’ANGUILLE

remercions M. Auguste Pettit de nous avoir guidé dans cette délicate manipulation). Le sérum, après rétraction du caillot, fut dilué dans une solution chlorurée sodique à 8 0/00 suivant des titrages variables. Les injections de sérum furentpratiquées par la voie intraveineuse, sous-cutanée ou intra-péritonéale au jeune lapin ou au cobaye.

Les altérations cellulaires, que détermine l'injection du sérum d’anguille, se montrent avec une certaine rapidité. Déjà, après quatre heures d'intoxication brutale (3 gouttes de sérum par la voie péritonéale), on observe, outre la congestion du centre du lobule, une dégénérescence granuleuse déjà marquée des cellules centrales. Mieux encore, après cinq minutes d’intoxication, quelques lésions se montrent sous forme de dégénérescence granuleuse périportale, seulementces lésions ne se présentent pas d’une façon constante.

Ces lésions hépatiques semblent en effet bien moins précoces que d’autres altérations viscérales comme celles des tubes contournés du rein. M. Auguste Pettit en examinant les reins d'animaux tués rapidement par l'injection intra-veineuse de sérum d’anguille en cinq à dix minutes, a observé des lésions structurales des éléments constitutifs du rein (dégénérescence claire des cellules des tubes contournés et formation de cylindre). C’est dire que ce poison possède une action à la fois hémolytique et cytolytique.

Les lésions de cytolyse hépatique consistent surtout en dégénérescence granuleuse péri-portale et même centrolobulaire avec pycnoses fréquentes. C’est en effet

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