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MAUX PRÉPARÉS PAR INJECTIONS DE NUCLÉO- PROTÉIDES DU FOIE

Michaelis et Fleischmann, les premiers, utilisèrent cette réaction pour la recherche des cytolysines dans le sang d’animaux préparés par des injections de substance hépatique étrangère.

C’est dire rapidement que nous pouvons nous fier à cette réaction, qui dans d’autres expériences s’est montrée assez fidèle dans la recherche des sensibilisatrices expérimentales et cliniques pour être considérée presque comme spécifique et suffisante pour dépister celte sensibilisatrice.

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Seulement, ce n’est pas une réaction facile à réaliser pratiquement. Elle nécessite, nous le verrons, de grandes précautions, et sa réalisation n’est pas exempte de difficultés. Il nous fallait, avant de l’utiliser en pathologie humaine, chercher à fixer l’étendue de sa spécificité. Nous avons, pour ce fait, utilisé nos animaux préparés par des nucléo-protéides de foie, qui eux, d’une façon évidente, possédaient dans leur sérum des anticorps

hépatiques. Des anticorps après injections de nucléo-protéides hépatiques étrangères. — Nos recherches ont porté

sur des lapins préparés par des nucléoprotéides de foie de cobaye.

Il s'agissait d'animaux, auxquels nous injections à quatre ou cinq reprises, espacées de huit à dix jours, 10 centimètres cubes d’une solution alcaline (dosée à raison de 20 à 22 grammes par litre) de nucléoprotéides de foie de cobaye préparées suivant la technique de Henri Bierry, Auguste Pettit et Mayer.

Après un mois et demi d’injections, ces animaux élaient saignés aseptiquement à la carotide, et, à l’aide de leur sérum, on procédait à la recherche de la sensibilisatrice.

Nous reproduisons un tableau d’une expérience schématique. Les quantités sont évaluées en gouttes. Dans un premier tube, nous n’obtenons pas d’hémolyse, le complément a été fixé. Dans le deuxième, nous avons une légère hémolyse attribuable à la moins grande quantité de substance hépatique. Les autres tubes servent de témoins et montrent que, sans cellules hépati-

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ques,le complément n’est pas fixé, que le complément sans l’amb ocepteur spécifique reste libre. Le tube 5

Sérum d’un lapin préparé par des injections de nucléo-protéides de foie de cobaye, chauffé à 56° (ambocepteur spécifique) 10

Complément (sérum de cobaye nor- ET) a 50 00 CÉSAR PE .

Émulsion de foie de cobaye dans

une solution chlorurée à 8 °/,, après 24 heures de glacière

Solution physiologique de NaC18°/,..

3 heures d’étuve à 37° :

Ambocepteur hémolytique

Globules rouges contre lesquels est préparé A. H. — 1/20 10

Hémolyse après 10 minutes légère|. +

confirme que les cellules hépatiques n’hémolysent pas à elles seules, et les tubes 6 et 7 que, pour qu’il y ait hémolyse, il faut un complément libre.

L'étude de la réaction de fixation du complément peut donc fournir de précieux renseignements. Seulement, ajoutent dans un remarquable travail Z. Michaelis et F. Fleischmann, chez ces animaux préparés, l'anticorps mis en évidence ne se montre pas nettement spécifique pour les cellules hépatiques et ceci pour deux raiSODS :

La première est la suivante. Cet anticorps hépatique possède des propriétés hémolytiques, il est donc anti-

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sanguin. Cette propriété hémolytique est loin d’être constante, il semble plutôt qu'elle soit la conséquence d’une insuffisance de technique. Michaëlis et Fleischmann, en effet, injectent à leurs animaux pour les préparer du foie lavé et broyé ; or, rien n’est plus difficile et plus imparfait qu’un lavage du foie ; ils ont fatalement injecté du sang en même temps que leur substance hépatique, aussi leur sérum est-il à la fois hépatotoxique et hémolytique. La preuve en est facile à faire: nos animaux, qui ont toujours reçu seulement du parenchyme, sous la forme de nucléo-protéides hépatiques, dont la souillure sanguine est facile à éviter, n’ont jamais présenté un sérum hémolytique.

La deuxième raison de la non-spécificité de cet anticorps s’énonce ainsi: la fixation du complément se fait aussi bien sur des émulsions de rein et de rate que sur des émulsions de foie (1). Il s’agit donc d’elément de spécificité douteuse ou du moins de spécificité incom- : plète.

A l’aide de l’étude histologique des lésions provoquées par les injections des sérums ainsi préparés, /1. Bierry, A. Peltit et G.Schaeffer sont arrivés à des conclusions analogues, et nos recherches histologiques viennent entièrement approuver cette manière de voir. Les sérums hépatotoxiques lèsent non seulement le foie, mais

1. Dans un travail récent, Albert Schütze arrive aux mêmes conclusions. [l vérifie, ce que nous avions antérieurement affirmé, à savoir que tout sérum préparé contre un organe peut, dans cerlains cas, fixer le complément sur l’extrait d'un autre organe. La réaction n’est pas toujours absolument spécifique.

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aussi le parenchyme rénal. Seulement, avons-nous

ajouté, le pouvoir hépatotoxique dépasse le pouvoir

néphrolytique, et ceci est démontré non seulement par

la comparaison de l'intensité des lésions histologiques,

mais encore par une réaction d’épuisement dont nous

avons déjà décrit la technique à la Société de Biologie, Voici le tableau et l’exposé de cette réaction :

Réaction d’épuisement.

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