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LYTTON-BULWER

Sir Edward Lytton-Bulwer (1805-1873), homme politique, et écrivain anglais, est le frère de Sir Henry, diplomate et écrivain remarquable.

Sir Edward publia, en 1820, à l'âge de 14 ans, son premier livre, Ismàel, conte oriental et autres poèmes. En 1822 il fit paraître Herhes, sauvages et Fleurs des champs^ et l'année suivante O'neil et Falkland, imités de la manière et du style de Byron.

Son roman Pelham ou les Aventures d'un geîitilhomme, est une peinture brillante et satyrique des mœurs du grand monde ; cet ouvrage plaça l'auteur à la tête des romanciers anglais. Le Désavoué, Deveren, Fard Clifford, Eugène Aram, mirent le sceau à sa réputation. Les jumeaux Siamois, poëme comique, parurent eu 1831. On doit encore à sa plume féconde L'Angleterre et les Anglais, série d'observations sur les particularités du caractère anglais ; les Pèlerins du Rhin, étude historique, le Dernier jour de Pompei, tableau de l'antiquité latine Rienzi, roman historique considéré par certains critiques comme le chefd'œuvre de Bulwer, Athènes, ouvrage historique et philosophique ; Ernest Maltravers, roman imité de Byron, les Caxton, ouvrage qui a pour but l'étude de la vie intime, et plus de vingt autres poëmes, romans, et essais secondaires.

Le nom de Sir Bulwer, dit Larousse, brille depuis trente ans au premier rang de cette pléiade d'écrivains, d'essayistes et de romanciers

qui compte dans son sein les Dickens, les Wilkie Collins, les Thackeray, les Carlyle et tant d'autres célébrités. Après avoir touché à tous les genres de littérature : philosophie, histoire, poésie, drame, roman, c'est encore à ce dernier genre qu'il doit ses plus grands succès, et c'est grâce à des productions telles qu3 Rienzi et les Caxton qu'il passera à la postérité. Quant à la carrière politique de Bulwer elle ressemble à bien d'autres, il fut libéral dans sa jeunesse au temps des nobles aspirations, des convictions ardentes et profondes ; l'âge et les honneurs, amenant avec eux la prudence et peut-être l'indifférence pour tout ce qui est étranger à l'intérêt personnel, en ont fait un conservateur.

Son fils, Edward Robert Lytton, marche sur les traces du père ; il sert l'Angleterre dans la diplcmatie et écrit, dans ses loisirs, des poésies modelées sur le style de Tennyson et de Browning, Il a donné jusqu'à ce jour : Clytemnentre et autres petits poëmes, le Vagabond, choix de légendes de divers pays, remarquables par la grâce, Lucile, roman en vers, Serbski Ptsine (1861), collection de chants serbes, etc.

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