‹ Histoire abrâegâee de la littâeratureChapitre 38 sur 181 · PLAUTE · texte numérisé non relu

PLAUTE

Marcus Accius Plautus naquit à Sarsine, dans l'Ombrie, 227 ans avant J. C. Il florissait an temps de la seconde guerre punique et brillait au théâtre en même temps que Caton à la tribune.

Esclave dans sa jeunesse, ayant éprouvé des malheurs dans le commerce, il fut réduit à tourner une meule de moulin pour gagner sa vie.

Il nous reste 20 comédies de ce poëte, savoir: Amphitryon, oeuvre éminemment comique et qui paraît être son chef-d'œuvre ; VArinaire qui pèche par le défaut de liaisons entre ses trois actes, VAulaire ou V Avare dont le dénouement est invraisemblable ; les Captifs qui nous eont parvenus avec un certain brevet de célébrité ; Curculio, ou le Parasite, qui se fait remarquer par des plaisanteries grossières et des longueurs ; Casina, ou la jeune esclave, remarquable par la vérité du dialogue et la peinture des caractères ; la Cistellaire ou la Corbeille et Epidicus qui n'offrent aucun attrait particulier ; les Bacchides, ou les Courtisanes ; la Mostellaire, ou le Revenant, pièce très régulière, les Ménèchmes, ou les deux jumeaux, qui fournit à Shakespeare le sujet des Méprises; le Soldat fanfaron, le Marchand, Pseudolus ou le Trompeur, Pœnulus, ou le Carthaginois, Le Perse, Rudens ou le Cordage, une des bonnes pièces de Plaute ; Stichus, Trinummus ou le Trésor, Truculentus, ou le Ruste.

La plupart de ces pièces sont imitées des Grecs. Les modernes à leur tour s'emparèrent de ces sujets en les modifiant à leur profit. Comme Eurypide de Salamine, Plaute détruit l'intérêt en donnant une idée de l'intrigue dans ses prologues. Il manque à la vraisemblance, se

permet d'être grossier et obscène. D'ailleurs, son action marclie rapidement et son diologue est admirable.

Cicéron fixe la date de sa mort vers 184 avant J. C.

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