GUILLAUME, LIBRAIRE-ÉDITEUR
RUR HÂUTEFEUILLB, N*^ l4j
PONTHIEU, PALAIS-ROYAL, GALERIES DE BOIS, N* sS^; PEYTIEXJX, GÀLEKIE DELOaME, N"* I I ET I 3.
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JLjes anciens voilaient la tête du dieu du Nil, pour signifier que les sources de ce fleuve leur étaient inconnues. Ils auraient pu employer la même figure allégorique pour représenter leur mythologie j car , dans les plus beaux siècles de la Grèce et de Rome , lorsque la littérature et les beaux-^rts y répandaient le plus d'éclat ^ les sources de l'idolâtrie , des dieux et de leurs fables , étaient également inconnues (i). Toutes les instructions que les
(i) Quelquefois les anciens allaient porter leurs yœux et leurs offrandes dans un temple, et ils ignoraient à quel dieu il était consacré» Ib n'étaient guère plus instruits sur le nom des statues qu'ils adoraient. Adressaient-ils une prière à une divinité , dans la crainte de se tromper, I. T
ij MÉPAG£.
écrivains de ces pays célèbres nous ont laissées sur ces matières n'ont fait qu'épaissir le nuage qui cachait la vérité , qu'accroître les difficultés, qu'autoriser les incertitudes, et qu'égarer les modernes qui les ont prises pour guides ; de sorte que chacun d'eux a pu , suivant son goût et le mode de son génie , former sur ces an^ gines son système particulier, et lui donner même les apparences de la réalité •
Aussi avons-nous vu soutenir que l'histoire de quelques dieux n'était qu'une imitation de celle de quelques personnages illustrés dans la Bible ; que toutes les fables mythologiqixes ne contenaient, sous une enveloppe allégorique qu'un sens moral ,
ik lui doiinaient plusieurs noms. Ils étaient incertaîiis sur le sexe de certains dieux. Us appliquaient la même fable à des dieux différens, et plusieurs fables à un même dieu. Enfin, ib avaient leurs dieux certains, leurs dieux incertains, ambigus et inconnus.
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q[ue ta rc^le des actions des hommes ; qu'elles ne contenaient que des connais-* Sâmees profondes dans la physique du ngbonde , ou seulement la doctrine de la philosophie hermétique et les secrets cabalistiques. Les uns ont encore cru que tous les dieux de rantiquîté n'étaient que des hommes déifiés par leurs vertus , leurs «erviceà. D'autres y ont vu des esprits înfernaux , des démons, qui se sont amusés, pendant plusieurs siècles , à égarer par leurs prestiges Fesprit des nations. Enfin , une opinion plus raisonnable nous montre dans la mythologie l'histoire allégorique de l'agriculture : elle appartient au savant Covrt de Gebelin.
Cet écrivain a saisi la vérité dans plusieurs points ; mais , généralisant trop son système , il ne l'a point embrassée tout entière. ^agriculture a certainement contribué beaucoup aux institutions religieuses