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LUTTES SCOLAIRES

Cependant, la destruction par le gouvernement Greenway des écoles catholiques de cette province, avait occasionné pour Mgr Taché, un surcroît de travail et une source d'anxiété qui, ajoutés à un mal opiniâtre qui le minait depuis longtemps, eurent bientôt raison de sa constitution. Le prélat mourut à Saint-Boniface, âgé de presque 71 ans, le 22 juin i8g4 et on lui fît des funérailles princières, auxquelles protestants et catholiques voulurent s’associer.

Même ceux qui l’avaient combattu pendant sa vie furent unanimes à reconnaître ses mérites après sa mort. Il fut certainement l’homme le plus éminent de l’Ouest canadien : un missionnaire émérite, un homme d’Etat au coup d’œil sûr et un écrivain de réelle valeur, le tout doublé d’un gentilhomme plein de généreuses sympathies pour les petits de la terre.

i43. Mgr Langevin et les écoles catholiques. — Le R. P. Louis-Philippe Adélard Langevin, O. M. L, fut appelé à lui succéder sur le siège métropolitain. Le nouvel évêque devait continuer la lutte de son vénérable prédécesseur en faveur de l’éducation chrétienne de ses diocé-

sains. Son administration s’ouvrit même sous les auspices d’un succès judiciaire qui eût fortement réjoui le cœur de Mgr Taché : le 29 janvier i8g5, le Conseil Privé décidait que les catholiques du Manitoba avaient réellement dans l’abolition de leurs écoles un sérieux grief, qu’il appartenait au parlement du Canada de faire disparaître.

En conséquence, comme le gouvernement Greenway refusait de rétablir ces écoles, celui d’Ottawa voulut faire passer une loi à cet effet. Mais le chef de l’opposition, M. Wilfrid Laurier, réussit à le faire tomber en promettant mieux, lors d’élections qui eurent lieu le 28 juin 1896. Ce fut son propre avènement au pouvoir, où il devait rester i5 longues années.

i44. Le Compromis Laurier. — On attendit impatiemment la solution du problème promise par le nouveau premier ministre. Après certaines négociations avec le gouvernement Greenway, Laurier publia en novembre 1897 ce qu’il appela le règlement de la question, lequel se bornait en réalité à des concessions sans grande importance pour les catholiques. Vivement désappointés, ceux-ci protestèrent de toutes leurs forces, et, dans une élection partielle qui se fit à Saint-Boniface, un candidat qui eût voulu approuver le prétendu règlement fut battu par une écrasante majorité en faveur de son adversaire.

M. Laurier fit même intervenir l’autorité du Pape. Des négociations secrètes furent entamées avec la Cour pontificale, et comme résultat le chef de la chrétienté envoya un prélat de son entourage faire une enquête sur les lieux. Finalement, après avoir mûrement examiné la question, tout en conseillant le calme et l’esprit de conciliation, le Pape déclara dans une encyclique célèbre que l’arrangement Laurier était a défectueux, imparfait et insuffisant. »

PROGRÈS A l’ouest ET AU NORD

QUESTIONNAIRE

1. Enumérez les nouveaux centres dans TOuest et au Manitoba (141).

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