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PALAIS LÉGISLATIF DE RÉGINA

tard Saint-Denis et Henribourg, sans compter un certain nombre de centres allemands, s’étaient récemment fondées, ou allaient incessamment se fonder, dans la vallée de la Saskatchewan.

i58. Palais législatif et Elections. — L’avenir de la province civile de ce nom paraissait déjà si brillant que celleci ne recula point devant la lourde tâche d’élever pour les délibérations de ses députés et les travaux de ses différents ministères un palais législatif monumental tel qu’on n'en voit que dans les pays en possession d’une population

assez dense et de ressources considérables. Le 2 avril 1908, son lieutenant-gouverneur annonçait officiellement que les plans de cet édifice étaient à peu près terminés et qu’on allait incessamment en commencer les travaux. Deux ans plus tard, ce monument était presque achevé, et la province sœur de l’Alberta marchait, sous ce rapport, sur les traces de la Saskatchewan.

Cette dernière province eut, dans l’été de 1908, des élections qui ramenèrent le gouvernement Scott au pouvoir, avec 4i députés, dont deux de langue française. L’année suivante, ce fut le tour de l’Alberta. Le cabinet Rutherford en sortit également victorieux et, sur les 42 députés élue, trois, ceux de Saint- Albert, de Pékan et de LAthabaska, étaient catholiques et canadiens-français.

L’agriculture avait déjà fait de si grands progrès dans ces vastes régions que, pour ne parler que de la Saskatchewan, la production du grain y était montée de 9.000.000 de boisseaux en 1899 à 200.000.000 en 1909.

169. Retraites et Avènements. — Un homme qui avait passé par presque toutes les péripéties de la vie politique pour arriver à la plus haute position inamovible du Manitoba, M. Joseph Dubuc, prenait alors (novembre 1909) sa retraite, après des services au tribunal qui n’avaient pas duré moins de trente ans et avaient été couronnés par son élévation, en 1908, au rang de juge en chef de sa province d’adoption.

Pendant que le juge Dubuc se déchargeait ainsi des soucis de la magistrature, Mgr Grouard, vicaire apostolique de l’Athabaska, où l’immigration blanche commençait déjà à se faire sentir, appelait l’un de ses prêtres, le R, P, Célestin Joussard, O. M. L, à partager sa chargé pastorale, et le Souverain Pontife approuvait son choix en élevant celui-ci à la dignité. épiscopale en septembre 1909.

CONSTRUCTIONS ET PROGRES

L’année suivante, le lieutenant-gouverneur Forget faisait place, comme premier magistrat de la Saskatchew^an, à M. Georges-W. Brown, qui parlait des services de son prédécesseur en termes les plus flatteurs au cours de son premier discours officiel à la législature de cette province.

i6o. Nominations épiscopales. — Une des meilleures preuves de l’expansion que prenait la civilisation dans ces immenses plaines naguère encore peuplées uniquement de hordes sauvages, consiste dans l’organisation et les nominations que l’Eglise catholique crut devoir faire au cours de la seule année 1910. L’administration du diocèse de Saint-Boniface étant devenue trop onéreuse pour une seule tête, Rome en détacha, le 4 mars de cette année-là, le territoire qui se trouvait dans les limites de la Saskatchewan, dont elle fit un diocèse régulier avec siège à Régina. La moitié méridionale de cette province contribua à former la nouvelle division ecclésiastique, et le populaire Mgr Olivier-E. Mathieu, déjà prélat romain et dignitaire de l’Empire britannique, en fut nommé le premier évêque.

Le nombre de ses diocésains s’était, peu auparavant, considérablement augmenté par une campagne d’immigration française qui avait eu pour résultat la fondation de Gravelbourg et d’autres centres catholiques, à côté des paroisses de N.-D. d’Auvergne et de Meyronne, dont l’origine remonte à peu près à la même époque.

Puis les territoires incultes immédiatement au nord-est du diocèse de Prince-Albert furent organisés en vicariat apostolique sous le nom de Keewatin et mis sous la houlette d’un autre nouvel évêque, Mgr Ovide Charlebois, O. M. L, le 8 août 1910. Celui-ci établit alors ses quartiers généraux, dans la ville naissante du Pas, sur la basse Saskatchewan, là où, près de cinquante ans auparavant, s’était manifestée cette passion anti-catholique qui avait eu pour résultat le meurtre de M. Darveau.

HISTOIRE DE l’oUEST CANADIEN

QUESTIONNAIRE

1. Racontez la fondation de TUniversité de la Saskatchewan (156).

2. Nommez les deux catholiques éminents qui se trouvaient alors en Saskatchewan et dans l’Alberta (156).

3. Quand et comment fut érigée la dernière cathédrale de Saint- Boniface (157) ?

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