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La littérature hébraïque

Les langues ‘ndiennes appartiennent à la grande famille des langues de l'Asie, Elles comprennent les langues dérivées du sanscrit et se divisent en langues mortes et vivantes. | dr,

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lo. LANGUES MORTES.—Elles comprennent le sanscrit et le pali. Le sanscrit se place en tête de la famille indienne et de tout le système Indo-Européen. C’est l’idiome sacré des Brahmes, la source commune de toutes les langues de l'Inde. Son nom signifie concret, perfectionné, Les monuments littéraires les plus positifs le font remonter à plus de quinze siècles avant notre ère. Il possède un alphabet de cinquante deux lettres classées d’après les organes de la voix et s'écrivant de gauche à droite. Sa déclination est composée de trois genres, de trois nombres et de huit cas ; sa conjugaison, de trois voix, six modes et un temps. Il est sonore, grave et très concis.

Ses plus anciens monuments sont les Védas, qui embrassent toutes les connaissances humaines; les lois de Manou, code civil et religieux des Indous, et les poëmes de Ramayan et de Mahabharal, célébrant, l’un la conquête de Ceylan, l’autre la lutte de deux dynasties royales.

Le Sanscrit, actuellement la langue savante de l'Inde, est étudié par es Brahmes et les savants, Il avait toujours été réservé aux classes privilégiées. Le peuple et les femmes parlaient l'idiome vulgaire appelé pracrit, c'est-à-dire naturel, qui variait suivant les localités.

Le Pali, répandu autrefois dans le midi de l'Inde, avant J.-C. en disparut lorsque la secte des Boudhistes qui l'avait adopté, fut chassée par les Brahmes, et alla porter au-delà du Gange, au Thibet et en Chine, ses dogmes, ses traditions et sa littérature. Il est resté la langue lyturgique et littéraire de Ceylan, de presque toute l'Indo-Chine, des lasxistes et des Boudhistes des empires Chinois et Japonnais, Il a une très grande analogie avec le sanscrit et se divise en plusieurs dialectes dont les principaux sort: le pali proprement dit, le fan, et le Kawi.

20. LANGUES VIVANTES.—La plupart des langues vivantes de l'Inde paraissent dérivées du sanscrit. En général, la moitié de leurs mots est du sanscrit pur et le reste se compose de mots empruntés soit au persan, soit à des langues inconnues. Comme, à l'exception d’une ou deux, nous ne possédons sur ces langues que des renseignements très imparfaits,

nous nous bornerons à citer :

lo. L'Hindoustani, qui est le plus répandu. Il est né de la fusion du sanscrit et de l’arabe, et a fini par régner dans tout l'empire Mogol et dans toute l'Inde Mahométane.

20. Le Bengali, particulier aux rives du Gange et aux adorateurs de Brahmes. Il s’est le moins écarté de la langue primitive.

30. Le Cachemire, le Seikh, le Mahrate, sont nés au nord de la Péninsule, ainsi que le Zingane, dialecte des Zigeunes, ou bohémiens réfugiés en Europe.

40. Le Mulabar, le Tamoul, le Telinga sont en usage sur les côtes du midi.

5o. Le Cingalais, et le Maldivien, en usage dans.les îles.

Outre un grand nombre de dialectes intermédiaires, plus ou moins rapprochés du sanscrit, il existe encore dans l’Inde quelques langues particulières, qui ne dérivent pas du sanscrit et qui sont parlées par un grand nombre de peuplades qui nous sont presque inconnues. (1)

L'origine de l'Inde se perd dans la nuit des temps et dans l'ombre de la fiction. Les Indiens ou Hindous ne reconnaissent point le déluge ; ils font remonter la création à six millions huit cent mille ans, et divisent la durée du monde en quatre âges, désignés par le mot zoque, en langue sanscrite, et appelés âge d’or, âge d'argent, âge d’airain, âge de fer. Suivant cette mythologie nous sommes dans l’âge de fer qui doit durer 400,000 ans, au bout desquels ce monde finira pour recommencer sur les mêmes bâses.

Brahma est le législateur de l'Inde et le premier homme des Indous comme Adam est le premier homme des Hébreux, Son nom est devenu la racine des mots sage, sagesse, bram et brami.

La vénération qu'il inspira à ses peuples se changea en culte, et Brahma devint un des trois attributs de la divinité, sous la désignation de la puissance créatrice, allégorie qui caractérise les préceptes que Brahma donna aux Hindous et les connaissances humaines qu'il leur enseigna.

Il leur donna des lois et une religion. La forme de gouvernement qu’il établit est monarchique, modelé sur celui des pères de famille, Deux arbitres jugeaient les affaires civiles. Les procès criminels étaient

renvoyés à sept des plus anciens de la caste du prévenu.

Les Hindous n’ont pas d'histoire proprement dite, Toutes leurs chroniques sont très imparfaites, surtout celles qui concernent les temps antérieurs aux invasions musulmanes, Les lettrés appartenaient à la caste des brahmes, et leurs travaux étaient cachés avec soin, afin de tenir le peuple dans l'ignorance pour le pressurer plus aisément,

(1) Lalanne: Un million de faits.

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