‹ Histoire abrégée de la littérature [microforme]Chapitre 64 sur 221 · PAC TER RER TRE PER PTS MES LES · texte numérisé non relu

PAC TER RER TRE PER PTS MES LES

des savants s’accroîtront, à mesure que l'étude de l'antiquité orientale se popularisera dans les universités d'Europe et d'Amérique.

Sans cesse occupées à recommencer une œuvre de civilisation interrompue par l'irruption des barbares de l'Asie centrale, les littératures persane et arabe ne doivent pas être jugées comme celle qui présente une marche non interrompue par des événements de désordre et de barbarie. A chaque période de reconstruction et de repos, il leur fallait recommencer des travaux interrompus et regagner petit à petit le temps perdu, retrouver les trésors littéraires égarés. Chaque fois que l'Orient est apparu avec une institution stable, portant en elle des germes de progrès, on l’a vu grandir avec une rapidité qui rappelle la croissance précocæ des arbres qui naissent dans les climats des tropiques. Evidemment, l'Orient n’est pas destiné à demeurer toujours dans les ombres de l'ignorance et de la barbarie, car il porte en lui-même des germes de fécondité. Que demain une idée généreuse, un principe salutaire prenne naissance sur cette terre, autrefois séjour et berceau des idées et des pensées du monde naissant, et l'on verra refleurir cette civilisation qui, au XIVe siècle, paraissait destinée à ne s’éteindre jamais, tânt son avancement avait été grand et ses progrès rapides. Que l'Orient foule aux pieds ces préjugés idiots qui, jusqu’à ce jour, l'ont tenu dans un état anormal, et qu'il jette les yeux sur l'Europe pour en emprunter ses systèmes d'enseignement, La question orientale est une question qui a donné naissance à un grand nombre de théories nlus ou moins dissemblables; mais tout le monde s'accorde à dire qu'il n’y a peut-être qu'un pas à faire pour changer en une vive lumière ces ténèbres épaisses de quatre siècles. Je le répète, que les Orientaux ne dédaignent plus d’imiter les Européens, qu'ils déchirent ces pages fanatiques du Coran qui les oblige à étouffer toute idée profane, qu’ils introduisent dans leur écriture le système européen, et le plus difficile sera fait. Le temps n'est peut-être pas éloigné où l’on donnera raison à ceux qui, jusquà ce jour, ont soutenu que la question d'Orient se terminerait par un retour de la civilisation, dans ces contrées qui furent autrefois le berceau du genre humain.

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