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sition, Son alphabet, composé de 42 lettres, s'écrit de droite à gauche ; il employait aussi le caractère cunéiforme.
20. Le Parsi, Fursi ou Persan ancien, parlé anciennement dans le Farsitan, et éteint depuis plusieurs siècles. Un de ses dialectes subsiste peut-être dans la Perse, parlé par les Guèbres répandus en Perse, dans l'Inde occidentale et dans l'ile Mozambique. Le Parsi seservit anciennement d’un alphabet connu sous le nom de Lettres syriennes, et introduit en Perse sous le règne de Darius Hystape.
30. Le Persan moderne, formé du mélange du persi avec l'arabe et de quelques mots turcs. Il est parlé en Perse, dans une grande partie de l'Inde, dans la grande et la petite Boukharie, et dans quelques provinces de l'empire Russe et de la Chine. C'est la langue littéraire de tous ces peuples et son époque la plus brillante fut du Xe. au milieu du XIe, siècle. Elle a, sous le rapport des mots et de la grammaire, une très grande analogie avec le slave et les langues germaniques. Elle ne possède ni article, ni genre. Son alphabet est le même que l'alphabet arabe auquel on à ajouté quelques signes. Il s'écrit de droite À gauche, Les principaux dialectes sont le Deri, langue des hautes classes, et le Valaal, langue du peuple.
40. Le Xurde, parlé avec plusieurs dialectes dans le Kurdistan et le Lauristan. Il diffère peu du persan quant aux mots, mais beaucoup quant à la grammaire.
5o. L'Ossete, parlé dans les hautes vallées du Caucase par les Irons, descendants d’une colonie d'anciens Mèdes et des Alains du moyen-îge.
6o. L'Afghan, parlé dans le royaume de Caboul, par les Afghans qui descendent probabiement des anciens Sogdiens. Il a plus d'analogie avec les langues sémitiques et beaucoup avec le persan.
To. Le Belloutche, parlé en plusieurs dialectes dans le Belloutchistan et l'état de Sindy. (1)
L'origine de la littérature persane se perd dans la nuit des temps. À peine nos antiquaires et nos orientalistes ont-ils pu découvrir et déchiffrer quelques fragments du Zend-Avesta, Les monuments de la littérature arabe sont beaucoup plus nombreux que ceux de la littérature persane. Les historiens grecs et romains, et les traditions de l'Inde nous prouvent cependant que la Perse a joué un rôle important dans l’histoire de l'humanité, et que la littérature persane occupe une
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page éclatante dans le livre des créations littéraires, Poésie, histoire, musique, peinture, beaux-arts; tout ce qui distingue une grande ère de civilisation s'est réuni dans l'antiquité Perse, Mais de tout cela rien n’est resté, tout s'est englouti dans la nuit du temps,
C'est de Mahomet que date la littérature persane comme la littérature arabe,
Mais ce qui fit l'agrandissement, la force et la gloire de l'Arabie devait au contraire anéaatir la Perse et sa gloire littéraire, L'agrandissement de l'empire arabe, image de l'empire romain, avait éclipsé tout état secondaire en devenant ses tributaires et en les subjuguant à la loi du Coran. Pendant un moment, il n’y eut plus de littérature persane, le caractère national fut effacé. L’Arabie avait tout envahi, idiome, poésie, philosophie, loi, tout était arabe, La traduction du Coran en persan était même défendue, Trois cents ans s'écoulèrent, ainsi, pendant lesquels la langue persane tomba dans un mépris absolu, le souvenir des anciens dialectes Pahlavi et Daric s'effaga du souvenir des peuples.
Mais vers le Xe siècle, la gloire arabe commençant à pâlir avee la chute des Abassides, on vit la Perse renaître et vivre d’une vie nouvelle, Pendant quatre cents ans encore, c'est-à-dire jusqu'au XVe, siècle, la gloire des arts et des lettres couronna de nouveau la Perse,
Deux centres se formèrent autour des deux cours arabe et perse, et une noble émulation pour les lettres s’empara de tous les esprits, Les petits monarques imitèrent les souverains, et il n’y eut seigneur qui ne voulut posséder sa suite de savants. À cette époque, particulièrement du XITe au XVe siècle, la Perse posséda les hommes les plus distingués par l'éclat de leur mérite, l'étendue de leurs connaissances, Chose remarquable, ce fut aussi vers cette époque que les peuples chrétiens empruntèrent à l'Orient cette teinte mystique et allégorique répandue sur tout le moyen-âge.
Khakeny et Faleky, grands mathématiciens, furent des poëtes remarquables : l'astronome Anwery brilla dans le genre de l’élégie et de l'épigramme, et le philosophe Ferdoucy composa le Chab-Nabmed, qui est à la fois, suivant un critique, l’Illiade, l'Odyssée, et le Rolland furieux de son pays. Saadi, philosophe et théologien, dont les poëmes mystiques et sentencieux sont célèbres même en Europe; Molevy-Roum, célèbre auteur d’un poëme philosophique et didactique; Attar et Hafiz, M
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sont les principaux écrivains. Mais la plupart composèrent leur ouvrage en prose arabe,
En 1257, Halakou-Khan, petit fils de Gengis-Khan, monta sur le trone, Il inaugura une ère de gloire pour la Perse, A l'ombre du trône, brillèrent un grand nombre de poëtes et de philosophes entre autres, Chanisondine, Tabrizi, Molevi-Djalal-oud-Dine, auteur du célèbre Mathnevi ; Hafiz qui vivait encore pour atteindre sa 114ème année; Naziroud-Dine, le génie le plus universel qu'ait produit la Perse.
L'invasion de Tamerlin, 150 après celle de Gengis-Khan, entrava de nouveau la marche du progrès persan en jetant dans le monde civilisé les millions de soldats pasteurs que lui fournissaient les régions de l'Asie Centrale,
A cette époque trois universités florissaient en Perse : celle de Tous, fondée par Mahmond, centre des études Mathématiques, celle d'Ispahan, fondée par le fameux Azond-dad-Daôla, et où l’on enseignait surtout la philosophie et la médecine, enfin celle de Chiraz, due aux princes Alabecks, et célèbre pour la littérature et la poésie,
T'amerlan et ses hordes dispersèrent ces trois foyers intellectuels, en les réduisant en cendre.
Pendant le XVIe. et XVITe. siècle, le trône de Perse fut occupé par de nobles princes de la maison de Séfi qui fonda des collèges et des athénées de savants.
Hafiz est le prince des poëtes lyriques de l'Asie. Ses odes ressemblent beaucoup à celles d'Anacréon. Le poëte parle sans cesse de plaisir, de vin, de joies, et toutes ces poésies légères sont entremêlées de réflexions sur l'instabilité de la fortune, et sur la vanité de nos désirs, Elles sont nommées Gazels et contiennent rarement moins de cinq strophes chacune, et jamais plus de seize. Quoique les Guzels, où odes, soient dignes de la curiosité des littérateurs, il faut avouer que les pensées en sont souvent bien monotones. La fertilité de la langue et la richesse des expressions font disparaître ce défaut dans l'original. (1)
Saadi (589) a laissé des poésies et quelques morceaux en prose, ou en prose mêlée de vers. Parmi ces derniers, le Gulistan tient le premier rang, tant par son importance que par la réputation dont il jouit à juste titre. (C’est un recueil de préceptes, de morale, de
politique et de sentences philosophiques presque toujours amenées par
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des anecdotes piquantes et racontées avec un style élégant et enchanteur. Un caractère qui se fait remarquer dans les écrits de Saadi, surtout dans le Gulistan, c'est qu'il use de l'hyperbole et en général du style figuré avec bien plus de sobriété que la plupart des écrivains de l'Orient et qu'il tombe rarement dans l’amphigouri et l'obscurité, (1)
La littérature persane offre un grand nombre de poëmes sur les grands guerriers de l'Asie; mais comme ces poëmes sont invraisemblables pour la plupart, ils passent plutôt pour des contes que pour des poésies épiques. Les seuls ouvrages de Ferdoucy peuvent justement réclamer ee titre; ils contiennent l'histoire de Perse depuis Caïoumaras jusqu'à Anouchirvan, dans une suite de bons poëmes; cette collection porte le nom de C'huh-Numed et presque la moitié de chaque volume contient un poëme entier sur une grande et intéressante action de la guerre entre Afrasiab, roi de Tousan, ou du pays au Nord de l’Oscus, et les Sultans de la Perse, de la race de Caïnides,
Ce poëme, aussi long que l'Iuiade, peut être divisé en douze chants, dont chacun pourrait être distingué par les principaux événements qu'il relaterait,
Le poëte entre en matière par une magnifique invocation à la Déité Suprême qui se distingue encore par la pompe et le mysticisme de la pensée. Ses caractères ne sont pas aussi variés que ceux d'Homère, Kes descriptions sont toujours parfaitement travaillées. Mais les beautés du style de ce poëme ne peuvent être senties que par ceux qui peuvent entendre l'original. Les expressions sont hardies et animées, parfois élevées et sublimes. Il n’a fait usage du merveilleux qu'avec assez de modération,
On a encore plusieurs poëmes de Ferdoucy, comme Xhosrey et Chirine, La mort de Rustem, La vie de Beharan, Le règne d'Anouchirvun, Les conguêtes d'Iscander, ete. Tous ces ouvrages, dit M. W. Jones, sont écrits avec tout l'enthousiasme d'une imagination orientale et toute l'harmonie des nombres persans.
Nous terminons: nous aurions encore beaucoup à dire sur la littérature persane et sur le grand nombre de ses écrivains ; mais nous nous bornons à ce simple exposé, persuadé que le lecteur se convaincra de l'importance acquise à ces nations vieillies par les siècles mais appelées tôt où tard à se découvrir aux nations de l'Europe, à mesure que les travaux
(1) Silvestre de Sacy.
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