HEROLD
où, dans la classe d’Adam, il remporta en 1810 le premier prix d’harmonie et, en 1812, le grand prix de Rome.
Après un séjour à Rome et à Naples où il donna son premier opéra, la Gioventu di Enrico quinto, Hérold revint à Paris où il fit jouer à l’Opéra-Comique la Clochette , le Premier venu et les Rosières. Il ne semble pas que ces partitions aient laissé beaucoup de traces, mais celles qui suivirent furent mal accueillies. Citons les Troqueurs , VAuteur mort et vivant et VAmour platonique ; la faiblesse des poèmes fut pour beaucoup dans la froideur du pubhc.
Un peu découragé par toutes ces tentatives, Hérold accepta la place de pianiste-accompagnateur au théâtre italien et se livra exclusivement à la confection des pièces pour piano seul.
En 1823, Hérold donna encore â l'Opéra-Comique le Muletier , le Lapin blanc et VAsthénie , un acte a l'Opéra. Le succès n’arriva qu’en 1826 avec Marie qui lui valut la croix de la Légion d’honneur donnée par Charles X. L'Illusion réussit peu après, mais Emmeline eut une fortune moindre.
Zampa , qui vint ensuite, plaça enfin, dit Fétis, « Hérold au premier rang des compositeurs fran- « çais les plus renommés. Le succès, en raison de « l’abondance de motifs heureux, ne fut pas moins « brillant en Allemagne qu’en France ».
Brusquement, sans doute par excès de fatigue, la santé du compositeur se trouva altérée, mais malgré
SPONTINI, BKROLD
tout il continua ses travaux. Dans cette période maladive il conçut le Pré aux Clercs qui restera comme son triomphe et un des véritables monuments de la musique dramatique française. En 1 833 , Hérold succomba à la maladie de poitrine qui le minait sourdement, au moment même où la popularité, cette monnaie de la gloire, lui était véritablement acquise.