WEBER
Agé de quatorze ans, il donna à Munich la Fille des Bois, bien accueillie et que, par la suite, il remania complètement.
Après avoir reçu à Vienne les leçons de l'abbé Vogler, Weber, afin de se familiariser avec l’orchestre et les chœurs, accepta le poste de directeur du théâtre de Breslau. De là, il passa à la cour de Wurtemberg ou il composa plusieurs symphonies. Fuyant l’invasion française, il se retira à Dresde pour "fonder un opéra allemand, entreprise que devait plus tard réaliser Wagner.
Pourtant Weber n’était pas populaire. Il fallut la guerre de i8i3 pour soulever le patriotisme de la jeunesse allemande qui marcha au combat sur des hymnes guerriers composés par lui. Plusieurs de ses chants excitèrent l’enthousiasme des volontaires et contribuèrent plus que tout le reste à populariser son nom.
Bien que la réputation grandissante de Weber ait franchi le cercle relativement restreint de ses admirateurs, en France on ne le connaissait encore que comme compositeur de musique de piano et beaucoup le discutaient. On le discuta du reste jusqu’à la fin de sa vie.
Les trois ouvrages les plus célèbres du compositeur allemand sont, par ordre de date, le Freischütz (Dresde 1819), Euryanthe (r823) et Obéron joué en Angleterre en 1826. Mais la célébrité ne vint qu’après la mort de leur auteur; ce fut une gloire posthume.
WEBEH
Déjà Weber ressentait les premières atteintes de la maladie de poitrine qui devait l’emporter. Son style original, mélancolique, sa nature contemplative donnaient à ses ouvrages une couleur romantique de nature à impressionner vivement les auditeurs.
Pourtant le Freischiitz , représenté à Paris à 1 Odéon, causa plus d’étonnement que de plaisir. La nouveauté de la forme désorienta le public, mais quelques compositeurs comprirent de suite qu’une nouvelle formule se révélait à eux, féconde en résultats pour l’avenir, et leur opinion d’abord discutée finit par s’imposer.
Le grand critique auquel il faut toujours revenir, tellement ses appréciations sont frappées au coin de la vérité, Fétis, a écrit ceci : « Dans le Freischiitz le « sentiment de la situation dramatique est bien saisi « et bien exprimé, surtout lorsque cette situation « est empreinte de mélancolie, ou exige une expres- « sion énergique ; la nouveauté des formes, des suc- « cessions mélodiques et des combinaisons de l’in- « strumentation y saisissent. »
Et en effet, Weber est mort en 1826, mais les générations actuelles connaissent et apprécient à leur juste valeur les trois opéras romantiques du compositeur allemand.
■MMata.