BERLIOZ — REBER
Son premier opéra date de i 838 , c'est Benvenuto Cellini. La chute en fut éclatante. Il avait exagere sa manière. Ensuite parurent Becitncc et Benedict, 1 ouverture du Carnaval romain , en i 844 l'hymne à la France , exécuté au palais de l'Industrie par un orchestre de mille musiciens, en 1846 son chef-d œuvre, la Damnation de Faust , et en 1 854 l’oratorio de l Enfance du Christ. Son dernier ouvrage est un opéra en cinq actes et en deux parties, les Troyens, tombé au Théâtre-Lyrique en i 863 et repris depuis avec succès à l’Opéra-Comique et à l’Opéra.
Chez Berlioz la mélodie passe au second plan, il cherche à peindre par des effets d’orchestre et à lui faire rendre toute sa lorce expressive. Comme écrivain, il était volontiers acerbe et passionne. Il a laisse, entre autres choses, les Soirées de l orchestre, les Grotesques de la musique, des mémoires et un traité d instrumentation et d'orchestration.
Reber (1807-1880), membre de l’Institut, né à Mulhouse. Se destina d’abord à l’industrie. Elève de Lesueur au Conservatoire. A sa sortie, il composa des mélodies et des lieder dans le genie allemand.
Depuis 1 835 , il a donné plusieurs quinquettes, un quatuor, des pensées musicales pour piano, le second acte du ballet du Diable amoureux à l’Opéra (18/10), la nuit de Noël, opéra-comique en trois actes (1 848 ), le père Gaillard (1802), les papillotes de M. Benoist
COM POSIT EU RS CON TE M POR AIN S
(i 854 ). les Dames capitaines (1807) el l’ouverture de Naïm.
Reber, professeur d'harmonie et de composition musicale au Conservatoire, fut élu membre de l’Académie des Beaux-Arts en remplacement d’Ouslow.
Chopin (Frédéric-François) (1810-1849), pianiste-compositeur, né a Zelazowa-Wola, près Varsovie. Frêle, maladif, il commença ses éludes de piano avec Zywny et apprit la composition avec Elsner. Soutenu par le prince Radzhvill, il commença son tour d Europe en i 83 o, puis, après avoir visité Vienne, il s'arrêta à Paris. Son premier concert donné au Théâtre-Français, avec le concours d’Habeneck, fut un désastre. Aussi Chopin se décidat-il a ne jouer cjuc dans les salons, où on apprécia fort son talent un peu heurté de virtuose.
En 1887, atteint de tuberculose, Chopin partit h Majorque accompagné de George Sand qui voulut bien le soigner. Une amélioration survint et, revenu a Paris, le grand pianiste produisit jusqu’en iS 48 r où la Révolution le fit passer en Écosse. 11 revint mourir à Paris ou on lui fit a la Madeleine de splendides funérailles. Lablache y chanta le iubci nuruni *
D*un caractère difficile et irritable, Chopin tantôt écrivait d abondance, tantôt restait des semaines à torturer un passage. V oici les plus remarquables de ses compositions : le Concerto , en mi majeur, dont le prélude est splendide, la Berceuse, le Boléro dont