‹ Histoire abrégée de la musiqueChapitre 57 sur 69 · BELLINI · texte numérisé non relu

BELLINI

UALÉVY

jouer i Puritani qui fut son chant (lu cygne et il mourut à trente-deux ans.

Bellini, très superstitieux, avait le travail difficile et ne se montrait jamais satisfait. La caractéristique de sa composition est la mélancolie.

Halévy (1799-18G2), né à Paris, mort à Nice membre de PInslitut où il entra en i 83 G et secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts en 1807.

Admis à dix ans au Conservatoire, il obtint le prix de Rome en 1819, et à son retour de la A ilia Médicis ne parvint pas a faire jouer deux grands opéras qu il avait composés, les Bohémiennes et Pygmalion. Plus heureux en 1829 au Théâtre-l 1 eydeau avec l Artisan, un petit acte, et avec C/a/7, un opéra-comique dans le goût italien qui ne réussit guère, il prit sa revanche en donnant le Dilettante d’Avignon, qui commença sa réputation. Depuis lors, il 11e compta plus que des succès de premières: le ballet de Manon Lescaut (i 83 o), la Tentation (1832), ballet à 1 Opéra, et le Shérif, opéra-comique en trois actes écrit spécialement pour le chanteur Martin et qui 11e fut jamais repris.

La période de iS 35 à i 83 q fut la plus brillante, lin effet cette même année i 835 vit naître la Juive, dont le quatrième acte est de toute beauté, et six mois après à POpéra-Comiquc l Éclair et Guido et Ginevra qu’Halévy disait valoir la Juive, mais qui réussit moins en raison du sujet funèbre. Puis vinrent les Treize, opéra-comique (îSdg), le Drapier, grand

COMPOSITEURS CONTEMPORAINS

opéra (i 84 o), et en i84i Guittarero, tombé àl’Opéra- Comique. En 1 84 1 encore parut la Reine cle Chypre, acclamée à la première et souvent reprise, et en i 843 Charles VI, qui eut à son début un nombre considérable de représentations, mais qu’on a peu joué depuis. Citons encore le Lazzarone, un demi-succès, les Mousquetaires de la Reine (i 846 ), restés au répertoire et le Val d’Andorre, très apprécié ; en i 84 q a l’Opéra la Fée aux roses, en i 85 o la Dame de pique, succès momentané, en 1852 l’opéra du Juif Errant, resté célèbre par le ballet des Abeilles, et en 1808 la Magicienne, dont le cinquième acte est admirable.

llalévy, dont le bagage est considérable, a laissé deux ouvrages inédits, Valentine d’Ornano, et Noé, qui a été terminé par Bizet. On cite encore une ode symphonique, Promcthce enchaîné, dans laquelle llalévy a introduit les modes et la tonalité grecs.

On a dit justement de ce compositeur qu’il avait dépeint admirablement le côté humain de la passion.

Berlioz (1803-1S69), membre de l’Institut, né à La Côte-Saint-André (Isère), fils d’un médecin. Berlioz commença ses éludes de médecine, mais les quitta en 182G pour entrer au Conservatoire, où il suivit les cours de Lesueur. Sa première œuvre fut une Messe à quatre voix avçc chœurs et orchestre ; puis vinrent une symphonie funèbre et triomphale en l'honneur des héros de Juillet, les ouvertures du Roi Lear et de Rob-Roy, la symphonie d’IIarold pour alto.

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