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LACOMBE

OFFENBACII

devint rapidement un pianiste prodige. En i 83 i il fit une tournée en Belgique, en Allemagne, et revint à Paris, où il livra ses premières compositions : les Harmonies de la nature , les Adieux à la patrie , la Polonaise, la Bonde fantastique et deux symphonies à grand orchestre, Manfred et Arva. A l’Exposition universelle de 1878, il fit jouer dans la salle du Trocadéro la symphonie de Sapho, qui avait été reçue la première au concours.

De son vivant, Lacombe fit représenter au Théâtre- Lyrique la Madone, en 1861. Les autres opéras n'ont été joués qu’après sa mort, Wynkelried, opéra en cinq actes à Genève et le Tonnelier de Nuremberg à Coblence. En 1901, l’Opéra de la principauté de Sondershausen a représenté avec succès un opéra posthume, le Korrigan sous le titre de la Reine de la source. Lacombe est plus connu en Allemagne qu’en Fiance, où il est resté considéré surtout comme virtuose.

Offenbach (1819-1880), né â Cologne. D’abord chef d’orchestre du Théâtre-Français, il publia les Fables de La Fontaine dont la musique était enjouée. Il obtint le privilège des Bouffes-Parisiens et fit jouer dans ce théâtre et dans d’autres plus de cent cinquante ouvrages auxquels le succès fit rarement defaut. Les principaux sont, à l’Opéra-Comique : Barcouf (1861), Robinson Crusoé (1867), Vert- Vert (1869) et les Contes d'Hoffmann (1S81).

COMPOSITEURS CONTEMPORAINS

Les succès légendaires sont : Orphée aux Enfers, la Chanson de Fortanio (1SG1), la Belle Hélène ( 18G 4 ), parodie de l’antiquité grecque, Barbe-bleue (18GG), la Grande Duchesse (1867), la Périchole (1868), les Brigands (1869), la Princesse de Trébizonde (18G9). A l’Opéra, un ballet, le Papillon, eut moins de faveur. Offenbach est considéré comme le maître incontesté de T opéra-boude. Ses mélodies sont souvent originales.

Pasdeloup (1819-1887), chef d’orchestre français, violoniste et altiste distingué, Pasdeloup sortit du Conservatoire avec un premier prix de piano. 11 se produisit comme instrumentiste, et en i8ji il créa la Société des jeunes artistes, orchestre qui donnait ses concerts à la salle lïerz.

li eut ensuite l’idée de faire concurrence aux concerts du Conservatoire, alors très fermés et, en 1861, il fonda au Cirque d’hiver les concerts populaires qui, discutés au début, s’acclimatèrent ensuite facilement. 11 popularisa d’abord les symphonies de Beethoven, de Mozart, de MendeJssohn, etc., puis essaya, non sans difficultés, d'implanter le répertoire de Wagner.

En 1868, Pasdeloup succéda à Carvalho dans la direction du Théâtre-Lyrique et ne monta pas d’ouvrages inédits. Après une reprise (VIphigénie en Tauride de Gluck, il fit représenter en 18G9 Bienzi, l’ouvrage le plus italien de 4 \ agner, puis en 1870 la Bohémienne de l'anglais Balte. L’entreprise ne réussit pas.

PASDELOUP - GOÜNOD

Après la guerre, Pasdeloup connut pour ses concerts une période de prospérité, mais se sentant vieillir, il en laissa la direction à Benjamin Godard ■qui, trop malade lui-même, les abandonna apres une saison. Pasdeloup ne survécut pas à la ruine de ses concerts.

Gounod (Charles) (1818-1893), né a Paris, membre de l’Institut. Il remporta le grand prix de Rome en 1839 et séjourna en Italie juscju en i 843 . Son mysticisme le fit songer à entrer dans les ordres; pourtant il revint à Paris comme maître de chapelle aux Missions Étrangères. Son érudition musicale en a lait un des maîtres incontestés de 1 art irançais. Son premier ouvrage à l’Opéra lut &aj) ho (i 85 o); la Nonne sanglante (i 854 ); les chœurs d Ulysse de Ponsard vinrent ensuite. Puis, dans l’ordre chronologique, le Médecin malgré lui (i 85 S), ianst (1609), le plus grand succès de toutes les écoles dramatiques, la Colombe (Bade, 18Ü0), Philémon et Baucis (i 8 ( 3 1), Mireille (18G2), la Reine de Sala (1862), Roméo et Juliette , l’égale de Faust dans la faveur du public.

En 1870, Gounod se rendit en Angleterre, où il séjourna plusieurs années. Il revint en France en 1878 pour y donner Polyeucte , qu’il lut obligé de récrire en entier de mémoire, sa partition ayant été retenue en Angleterre. Pendant son absence, on avait monté les deux Reines sur un livret de M. Legouvé et Jeanne d’Arc à la Gaîté. Son dernier ouvrage a

COMPOSITEURS CONTEMPORAINS

l’Opéra a été le Tribut de Zamora (1881), qui n’ajouta rien à sa gloire.

Dans la musique religieuse, où il était incomparable, on a de lui Rédemption , qu’on joua pour la première fois à Paris en 1882, mais qui avait été conçu à Rome en 1857 lors de son séjour à la Villa Médicis, Gcdlia et Mors et Vita, une merveille de musique religieuse.

Victor Massé (1822-188/1), né à Lorient, membre de l’Institut. Remporta le prix de Rome en 18 44 • En i 852 il débuta à l’Opéra-Comique avec la Chanteuse voilée. En i 853 vinrent les Noces de Jeannette , dont les airs sont devenus populaires, Galathée ( 1 854 ), l(t Fiancée du diable , Miss Fauvette, les Saisons (1 856 ), la Reine Topaze , la meme année au Théâtre-Lyrique, la fée Carabosse et Fior d'Aliza (1867).

Massé, atteint par une cruelle maladie, cessa de produire jusqu’en 1877 où il donna au Théâtre-Lyrique Paul et Virginie , succès retentissant, et en 1880 â l’Opéra-Comique son dernier ouvrage, Une nuit de Cléopâtre .

César Franck (1822-1890), né à Liège, où il commença son éducation musicale. César Franck entra ensuite au Conservatoire de Paris. En 1 846 , il fit exécuter son premier oratorio Ruth. En i 85 S, il fut nommé organiste de Sainle-Clotilde, et en 1872,

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