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MASSÉ - FRANCK — REVER I C

professeur d'orgue au Conservatoire, ou il succéda a Benoist son maître.

A partir de ce moment, sa réputation s'accrut. Il fit paraître successivement deux oratorios .* Rédemption et les Béatitudes. Le second, surtout, divise en plusieurs chants, lui acquit une véritable célébrité. Le concert Colonne monta ensuite Psyché , d’abord froidement accueillie, puis reprise avec succès au Conservatoire. Citons encore deux poemes symphoniques : Rebecca et les Eolides .

En 189/i, quatre ans après sa mort, le théâtre de Monte-Carlo représenta avec succès un opéra posthume de César Franck, intitulé Ilulda, et, en 1896,. un autre ouvrage, Glaselle, dont l’orchestration du premier acte était seule terminée.

César Franck, avec une science réelle, a été trèsexalté par une fraction de la jeune école, qui l’avait désigné comme chef de file. Son inspiration paraissait courte et froide 5 en tous cas, il ne sacrifia jamais à la popularité.

Reyer ( 1823 ), né à Marseille, membre de l’Institut. A seize ans débuta dans les bureaux de l’Administration à Alger, ou il composa une messe solennelle à l’occasion d’une visite du duc d’Aumale.

Son premier ouvrage a ete, au lheatre-Italion, le Sélam (i85o), ode symphonique qu’on compara au Désert de F. David, puis quatre ans apres, Maître Wolfram. En i858, il donna à l'Opéra le ballet de

COMPOSITEURS CONTEMPORAINS

Sacountala, en 18G1 la Statue, en 1862, à Bade, Erostrate.

Chargé par le ministre des Beaux-Arts de composer l’opcra par lequel on devait inaugurer la nouvelle salle de Garnier, cet honneur lui fut enlevé et une reprise des opéras de Meyerbeer remplaça sa partition Sigurd, qui vit le jour à la Monnaie de Bruxelles en 1888. Salammbô, également représenté à Bruxelles en 1890, revint à Paris, comme Sigurd, en 1892, et depuis ces deux opéras n’ont jamais quitté le répertoire.

Reyer, dont on a exagéré les tendances wagnériennes, écrivit des articles de critique musicale fort remarqués dans la Presse, le Moniteur universel et les Débats, où il succéda en 1866 à Berlioz.

Gevaërt (François-Augute) (1828), compositeur belge, né à Iluysse. D’abord enfant de chœur, il fut admis en 18^1 au Conservatoire de Gand et devint plus tard organiste des Jésuites.

Son premier opéra, Hugues de Zormerghem, fut donné en i848 à Gand, avec un succès d’estime, disent les chroniques. En 1802 il fit jouer Comédie de la Ville, imitée de Grétry. Puis il voyagea, passa en Espagne où il composa sur des airs populaires sa fantaisie d’orchestre. Venu à Paris en i 853 , il écrivit, sur un livret de son compatriote Yaëz, Georgette, opéra-comique donné au Théâtre-Lyrique. Puis vinrent le Billet de Marguerite (i 854 ), les Lavandières

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