DUBOIS
iS 63 , le Jardinier et son Seiç/ncur; en 1869, l'Écossais de Chalou.
En 1866 Delibes écrivit en collaboration avec Minkous, compositeur russe, le ballet de la Source, et seul ses deux plus grands succès, Coppélia (1870)
et Sylvia (1S7G). , j
A rOpéra-Comique il donna en 1S73 le Roi l’a dit, charmant ouvrage en trois actes, Jean de I\wclle (1880) et Lahm é (i 883 ). Kassia, qu'il terminait lorsque la mort le surprit, ne fut représenté que l’année suivante.
On a aussi de lui une scène lyrique, la mort d'Orphée. Delibes écrivait facilement et simplement. On prétend qu’ensuite il tourmentait ses compositions pour se concilier les suffrages de 1 école ultra moderne.
Théodore Dubois (1S37), né à Rosnay (Marne), obtint le prix de Rome en 18G1 avec la cantate d Atala. Organiste de la Madeleine, il écrivit les sept Paroles du Christ (18Ü7) et un oratorio, le Paradis perdu (1878). Les concerts ontjoué de lui une marche orientale et un concerto pour violon.
Directeur du Conservatoire de Paris, Théodore Dubois a encore peu écrit pour le théâtre. 11 fit représenter pourtant la Guzla de l Émir (i 8 S 3 ) a l’Opéra-Comique, et à 1 Opéra la Farandole, ballet. Le Théâtre-Italien a monté aussi Aben-Hamet quelques jours avant s a faillite, et l’Opéra-Comique, plus récemment, Xavière, partition en trois actes.
COMPOSITEURS CONTEMPORAINS
Georges Bizet (1838-1875), né à Paris, mort h Buzenval. Élève d’Halévy, qui avait pressenti ses liantes qualités, il entra au Conservatoire et obtint en 1S67 le prix de Rome.
Son premier ouvrage fut la jolie fille de Perth 'C 1 869); le Théâtre-Lyrique lui représenta les Pêcheurs de perles , trois actes, repris a l’Opéra-Comique. Il écrivit pour le drame d’Alphonse Daudet, l’Arlésienne, une musique de scène qu’il a réunie en suite d’orchestre. En 187/j. l’Opéra-Comique monta Carmen, qui ne réussit pas; mais la partition fut acclamée il l’étranger et revint à Paris où elle eut un triomphe. Bizet a aussi achevé la partition de Noé, d’Halévy. Mort trop jeune, ce compositeur, qui laisse un grand nom, eut été une des gloires de la musique française.
Colonne (Jean) (i 838 ), chef d’orchestre français, né à Bordeaux. Entré au Conservatoire de Paris dans la classe de violon de Sauzay, le jeune élève obtint en i 863 un premier prix qui lui permit d’entrer à l’orchestre de l’Opéra. Il le quitta en 1S71 pour fonder d’abord à l’Odéon, puis au Châtelet, une Société de concerts qu’il appela d’abord le Concert national et qui existe encore aujourd’hui sous le nom d’ « Association artistique des concerts du Châtelet ».
C’est à cette Société qu’on doit l’audition de la Marie Magdeleine et des Scènes pittoresques de Masseneî encore loin de la célébrité. Colonne a fait