‹ Histoire abrégée de la philosophie (volume 2)Chapitre 96 sur 156 · PROPRIÉTÉS DE L'ÊTRE · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS DE L'ÊTRE

On entend par propriétés de l'être les qualités qui lui sont propres et le constituent de telle manière plutôt que de telle autre. Les unes sont absolues et d'autres relatives.

Les qualités absolues conviennent à un être , sans rapport avec d'autres : telles sont l'unité , la vérité et la bonté , auxquelles sont opposées la multiplicité, la fausseté et la malice ou le mal.

Les qualités relatives ne se trouvent dans un être que par rapport à un autre ; pour cela , elles sont appelées relations. Si elles dérivent de la nature même des choses , elles sont essentielles : telles sont les relations du père au fils et du fils

au père. Si leur fondement n'est point essentiel dans l'objet, on les nomme accidentelles : les relations de maître et de disciple, de roi et de sujet, sont de cette nature.

Les deux termes entre lesquels se trouve une relation sont corrélatifs.

Tout dans l'univers est si parfaitement coordonné , qu'il n'y a pas un être sans relation avec un autre , et souvent avec beaucoup d'autres. Les êtres et leurs relations quelconques, essentielles ou accidentelles, sont l'objet de la philosophie.

L'identité physique ou morale et la distinction ? qui lui est opposée , appartiennent aux relations.

Ces notions préliminaires trouvent fréquemment leur application dans le cours des discussions philosophiques.

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