‹ Histoire acadeḿique du magnétisme animal, accompagneé de notes et de remarques critiques. Sur toutes les observations et expeŕiences faites jusqu'a ce jourChapitre 108 sur 123 · SÉANCE DU 22 AOÛT · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 22 AOÛT

La discussion est ouverte sur le magnétisme animal. M. Husson donne lecture d’un discours écrit (Avant de faire connaître avec détails le discours de M. Husson, nous devons placer ici un petit avertissement : M. Husson a donné deux éditions de son discours; la première dans le bulletin de académie, la, seconde dans le livre d’un magnétiseur; la première médiocrement étendue, telle qu’il avait pu la lire dans une partie de la séance, ne renfermait guère que ce qui avait été prononcé ; la seconde, considérablement augmentée, arrangée, embellie, et telle enfin qu’elle devait être pour concorder avec les autres Chapitres du livre du magnétiseur ; Ceci du reste paraît être dans les habitudes de M. Husson. Son rapport, à lui, a été pourla première fois donné au public par un magnétiseur, et M. Husson en avait revu les épreuves. Cette fois, il s’agit d’un discours: M. Husson l’augmente d’une foule d’objections, de récriminations, d’accusations même, qu'il avait oublié de prononcer à la tribune. Certes, nous sommes loin de porter envie aux relations que M. Husson peut entretenir avec les magnétiseurs; mais Ce fait d’une seconde édition de son discours publiée extra académiquement, d’uneédition corrigée et considérablement augmentée, nous mettait dans l'embarras, nous qui avions ici à lui répondre. Devions-nous chercher à réfuter uniquement ce qu’il a dit à l'académie et ce qui est inséré dans le bulletin de cette Compagnie savante, ou bien dévions-nou

; s aussi réfuter sa seconde édition

? Dans le premier cas, nous restions dans des limites purement académiques, mais aussi on pouvait croire que nous ne savions que répondre à ses nouvelles objections ; nous nous Sommes donc décidés à ne laisser rien sans réponse;

DU MAGNÉTISME ANIMAL. o13 à tout publier et à tout réfuter; donc nous donnerons in extenso le discours de M. Husson, €’est-à-dire tel qu’il Va fait publier par le magnétiseur, Mais, comme il est autre que celui qui a été débité à l'académie , nous ne le reproduirons et nous ne procéderons à sa réfutation complète qu'après avoir exposé brièvement ce qui s’est passé à l’académie lors de la discussion du rapport).

Dans la séance même, le rapporteur voulut répondre à M. Husson. |

Cette réponse à une attaque toute personnelle a été faite en peu de mots; d’abord, parce que le rapporteur répliquait de vive voix et par une improvisation à un discours écrit et médité à loisir ; en second lieu, parce qu’il n’entendait pas séparer sa cause de celle de ses collègues de la commission, et que ceux-ci, au besoin, s'étaient promis de le défendre (1).

Le premier reproche de M. Husson portait sur ce fait que le rapport rédigé à l’occasion des expériences de M. Berna avait pour titre : Rapport sur le magnétisme animal; mais c'était un titre général, un titre commun à ces sortes derapports;le rapporteur n’y tenait pas, il offrait de mettre si l’on voulait : Rapport sur les expériences de M. Berna.

M. Husson venait de dire devant l’académie qu'il isolait entüièrement le rapporteur de la commission, qu’il attaquait la fidélité, le mode de sa rédaction, qu’il attaquait louvrage personnel du rapporteur.

Le rapporteur répondit qu’il avait pour sa part oublié qu’en d’autres temps il avait lui-même critiqué un travail semblable de M. Husson ; mais que M. Husson paraissait n’avoir rien oublié; que c'était là une vieille rancune qui avait ainsi porté M. Husson à attaquer personnellement le rapporteur.

Sur neuf membres de la commission, avait dit M. Husson, je vois quatre indifférents et cinq opposants. Le rapporteur répondit que M. Husson était dans l'erreur ; que s’il avait assisté aux discussions, il aurait vu parmi les membres des partisans déclarés du magnétisme animal.

(1) Telleavait été en effet la tactique de M. Husson (voyez plus bas la seconde édition deson discours), mais elle fut déjouée par les déciarations de MM. Bouillaud, H. Cloquet, Pelletier, Cornac, ec.

M. Husson s'était plaint avec amertume de ce qu’on n'avait à peine parlé de son rapport; mais son rapport n'ayant pas même été soumis à la discussion, on ne devait pas en parler, et d’ailleurs la commission entière avait défendu au rapporteur de s’en occuper.

M. Husson a prétendu qu’on avait attaqué la bonne foi de M. Berna; mais c'était un devoir pour la commission de se défier de ce magnétiseur, tout en ayant pour luiles égards dus à un confrère. Si certaines parties du rapport ont paru légères, plaisantes, ce n’est pas à cause de sa forme, de son style; cela téent au fondmême, aux choses qui étaient essentiellement ridicules.

Arrivant enfin aux Conclusions, M. Husson a proposé de les rejeter, et de leur en substituer une de sa façon ; il a donné pour raison que Ces conclusions étaient vicieusement déduites et qu’elles étaient générales; maïs M. Husson s’est borné à dire cela sans en administrer les preuves. Les conclusions du rapport étaient rigoureusement déduites des faits, etelles ne portaiènt que sur les expériences dont on avait été témoin.

Immédiatement après cette réplique, M. Bouillaud à demandé la parole pour déclarer publiquement que,-membre de la commission, il adoptait entièrement pour le fond comme pour la forme Le travail du rapporteur. M. H. Cloquet s’est empressé de faire la même déclaration. |

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