XXX INTRODUCTION
teur, que Satan aurait bien mal connu ses intéréts s'il avait été l’auteur d’une œuvre dont les effets sont si contraires à l'établissement de son règne (loc. cit.).
Il en résulte qu'au lieu d’exorciser les convulsionnaires on les admire, on les aide, et on leur donne des secours grands et petits. |
Quant à l'issue de ces nouvelles scènes, elle n'est pas moins différente; grâce aux progrès des lumières, on ne finit par brûler personne; on ferme d’abord le cimetière par ordonnance de police, puis on laisse les énergumènes donner leurs représentations à huis elos:
Mais voyons avec quelques détails quels étaient les prodiges opérés par les convulsionnaires. ;
Il faut placer avant tout les convulsions, puisque de là vient le nom des acteurs de ces scènes; il y avait donc des convulsions, mais variées, mais bizarres, et telles que les médecins devaient y reconnaitre, avec Hecquet, un mélange d’hystéricisme et de fanatisme religieux, ou plutôt de mysticisme. Hecquet a presquetou- Jours constaté et des symptômes d’hystérie, et des impulsions érotiques qui n'étaient rien moins que dissimulées. |
Mais nous puiserons une partie de nos documents dans les écrits deceux qui ont cru à la sainteté de ces con: vulsions ; ce sera le moyen de ne pas charger le tableau.
Il n'y avait d’abord sur le tombeau du diacre que des mouvements désordonnés, violents, dits mouvements contre nature ; mais ensuite et dans les conciliabules 20cturnes , les mouvements prirentd’autres caractères. L’auteur de la lettre sur les convulsions n’hésite pas à reconnaitre et à avouer qu'il y avait là des zuages, des taches, si l’on veut, quiobscurcissaient l’œuvre des convulsions , mais que tout cela trouvait son explication. Ainsi, dit-il, si certaines convulsions excitent chez les personnes du sexe des mouvements d’où pourraient naître de grandes indécences, si quelquefois elles se