RAISONS DES COMMISSAIRES POUR EXCLURE LE TRAITEMENT DES MALADIES
La plupart des maladies ont leur siége dans l’intérieur du corps. La longue expérience d’un grand nombre de siècles a fait connaître les symptômes qui les annoncent et qui les caractérisent ; la même expérience à indiqué la méthode deles traiter. Quel est dans cette méthode le but des efforts du médecin ? ce n’est point de contrarier et de dompter la nature , c’est de l’aider dans ses opérations. La nature guérit les malades, a dit le père de la médecine; mais quelquefois elle rencontre des obstacles qui la gênent dans son cours, qui consument inutilement ses forces. Le médecin est le ministre de la nature; observateur attentif, il étudie sa marche. Si cette marche est ferme, sûre , égale et sans écarts, le médecin l’observe en silence et se garde de la troubler par des remèdes au moins inutiles ; si cette marche est embarrassée, il la facilite ; si elle est trop lente ou trop rapide, il l’accélère ou la retarde. Il se borne
constater , ou plutôt à prouver de la part de ceux qui y ajoutent foi ; on avoue qu’on ne peut administrer absolument aucune preuve physique, que tout se réduit à des sensations ; mais alors comment prouver que ces sensations sont réelles, qu’elles ne sont pas faussement accusées par les sujets, et, quand elles existent, comment prouver qu’elles ne dépendent pas de toute autre cause? C’est pour cela, comme nous le dirons plus tard, que, pour mettre les magnétiseurs au pied du mur, il à fallu leur demander des faits qu’on ne püt ni simuler ni attribuer à d’autre influence ; par exemple, ce qu’ils nomment clairvoyance, intuition, transposition des sens, ete. Nous verrons comment ils se sont tirés de ces difficultés,
(1) Et les commissaires ont parfaitement raisonné; on va le voir par les belles réflexions qui suivent.
quelquefois à régler le régime pour remplir son objet; quelquefois il emploie des médicaments.