‹ Histoire acadeḿique du magnétisme animal, accompagneé de notes et de remarques critiques. Sur toutes les observations et expeŕiences faites jusqu'a ce jourChapitre 61 sur 123 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

THÉORIE DE LA MÉTHODE A LAQUELLE ON DONNE LE NOM DE MAGNÉTISME ANIMAL, ET RÉFLEXIONS SUR CETTE THÉORIE.

M. Deslon définit ce qu’on appelle magnétisme animal , « l'action qu’un homme exerce sur un autre homme, soit par le contact immédiat, soit à une certaine distance, par la simple direction du doigt ou d’un conducteur quelconque(2) » ; et il

(4) C’est ainsi que la question devait être divisée ; nousl’avons indiqué nousmêmes au commencement de ce travail, et ceci devait être fait dans l’intérét des magnétiseurs. Supposez en effet qu’on soumette à des commissaires des résultats tels qu'ilssoient inexplicables par tout autreagent connu, par toute autre loi admise jusqu’à ce jour ; supposez que ces résultats soient de nature à prouver que des guérisons peuvent ainsi s’opérer; peu importe que la théorie soit inadmissible, absurde même ; les effets étant mis hors de doute, cela suffirait, Donc on avait raison de traiter à part ces deux questions, la théorie du magnétisme animal et son application.

Ajoutons maintenant que le côté théorique devait plutôt intéresser l’académie des sciences, puisqu'il était question de fluides, de courants, de marées, de planètes; tandis que le côté pratique était plutôt du ressort de la société puisqu’il s'agissait, comme il est dit ici, du traitement des maladies.

(2) La définition de Deslon est un peu plus restreinte que celle de son maître Mesmer. Il se borne à ce qui se passe d’homme à homme ; c’est qu'il parle à des médecins praticiens, et conséquemment à des hommes qui n’ont pas à s'occuper de ce qui se passe de planète à planète. Toutefois, on sait que la théorie de Deslon était la même que celle de Mesmer ; et les commissaires ajoutent avec raison que cette action d'homme à homme serait l'effet d’un fluide

universellement répandu.

pense que cette action «est l'effet d’un fluide universellement répandu. »

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