RÉFLEXIONS
Nous observerons, par rapport à ce premier article, que l'expression de magnétisme animal à été employée dans le xvii° siècle; que le magnétisme a eu alors de nombreux partisans ; qu'ils attachaient à ces mots les mêmes idées que l’on à renouvelées de nos jours ; qu’ils attribuaient également ce magnétisme à un fluide universellement répandu ; qu’ils l’annoncaient, ainsi que le font ses nouveaux partisans, comme un remède puissant dans le traitement de la plupart et même de toutes les maladies. Cette manière de les combattre, que Von à essayé de faire revivre sous la même dénomination , n’est donc qu’un système ancien, renouvelé dans ces derniers temps, annoncé dans les siècles précédents, défengdu surtout et vanté pendant une partie du siècle dernier, et tombé dans loubli depuis que l’on n’admet dans les sciences que les faits, les résultats clairs et évidents des expériences, au lieu des systèmes et des hypothèses (4).
PREUVES DES OBSERVATIONS PRÉCÉDENTES SUR L'ANCIENNETÉ DE CE QU'ON APPELLE MAGNÉTISME ANIMAL.
On trouve ces preuves réunies dans les ouvrages cités cidessous.
PARACELS. Opera chimica Paragrani tract. 2.
WANHELMONT, De Magneticà Vuln. curat.
GOcLEnIUS, De Magneticà Vuln. curat , etc., ete. Synarthrosis Magnet. ejusdem , etc., ete., etc., etc.
PriLosopniA Moysaica , etc., etc.
(1) Nous n’avons aucune observation à faire sur ce premier article, puisque nous avons traité ce sujet dans notre introduction. On a vu que les idées qui forment le fond du magnétisme sont en effet loin d’être nouvelles ; on les a re-
produites sous des formes variées : mais les suppositions étaient à peu près les mêmes à toutes les époques.
MaxWeL, De Medicinà magneticà , etc.
Ses. WinniG, Nova Medicina spirituum.
FERD. SANTANELLI ÿ Philosophia recondita , ete,
BURGRAVIUS , De Curû morb. Magneticà.
KIRCHER , Magnetismus animalium , etc.
Et les recherches et doutes sur le magnétisme animal, par M. Thouret, qui à prouvé l'ancienneté de l'hypothèse dans laquelle on à admis le magnétisme animal comme un agent en physique et en médecine , et qui à démontré en même temps l'insuffisance des preuves sur lesquelles cette supposition était appuyée. Ce traité a paru avec l'approbation et le privilége de Ja société royale de médecine, qui avait chargé Pauteur de faire ces recherches.