‹ Histoire acadeḿique du magnétisme animal, accompagneé de notes et de remarques critiques. Sur toutes les observations et expeŕiences faites jusqu'a ce jourChapitre 72 sur 123 · CONCLUSIONS DE LA PREMIÈRE PARTIE DE NOTRE RAPPORT · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS DE LA PREMIÈRE PARTIE DE NOTRE RAPPORT

4° 11 n'existe point, de l’aveu même de M. Deslon, des preuves physiques de l’existence de l'agent ou fluide que l'on a supposé être le principe du magnétisme animal (1).

2° Les preuves citées pour démontrer l'existence de ce principe, tirées des sensations internes, sont équivoques , souvent illusoires, et par conséquent toujours insuffisantes (2).

3° Les effets attribués à ce principe inconnu, et qui sont regardés comme des preuves de son existence , dépendent de causes évidentes et connues ; d’où il suit que l'existence de Pagent ou fluide inconnu, que l’on regarde comme le principe du magnétisme animal, n’est qu'une hypothèse dénuée de preuves (3).

inconnus, dans les phénomènes morbides surtout, qu’on ne fait guère alors que substituer des hypothèses à d'autres hypothèses.

Ceci s'applique surtout aux phénomènes convulsifs, et avec d’autant plus de raison que ces phénomènes peuvent êtresimulés : ainsi, pas d'explications; prouvez seulement que l'intervention d’un nouvel agent est inutile, et cela suffira. C'était ce qu'avaient parfaitement senti les commissaires de l'académie des sciences ; quand des phénomènes, disaient-ils, se sont jusque-là déclarés sous l'influence d’un ordre de causes connues ou inconnues, mais autres que le magnétisme, la logique se refuse à admettre comme nécessaire l'intervention d'une nouvelle cause pour produire ces mêmes effets : surtout quand la cause qu’on veul introduire ne peut être démontrée par elle-même, qu’elle ne tombe pas sous les sens , et qu’en n’a pour moyen de démonstration que des effets provoqués. |

(4) Cette première question est bien posée, tel est le véritable point de départ; de l’aveu des magnétiseurs, le prétendu fluide ne révélerait sa présente que par des effets particuliers. Ainsi cette première conclusion est rigoureuse.

(2) Cetteseconde conclusion est également juste, tous les médecins éclairés et sévères raisonnent absolument comme les commissaires; ils diront qu'il faut rejeter les sensations accusées par les patients comme preuves d’une action magnétique, car ces sensations peuvent ne pas avoir lieu ; elles peuvent être accusées faussement, et en outre l'intervention d’une nouvelle cause est inutile.

(3) Gette conclusion n’est plus aussi exacte que les précédentes : non, on n'est pas fondé à dire que les effets morbides signalés dépendent de causes évidentes et connues : c’est aller trop loin et sans nécessité pour la démonstration de Ta fausseté du magnétisme. Non, les convulsions, par exemple, ne

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