RÉSULTATS DES OBSER VATIONS FAITES SUR DES MALADES
1° Les malades dont les maux étaient évidents et avaient une cause connue ;
2° Ceux dont les maux légers consistaient en des affections vagues, sans cause déterminée ;
3° Les mélancoliques.
Nous m’avons vu aucun des malades de la première classe guéris Ou notablement soulagés, quoique nous les aYONS suivis pendant quatre mois, et que, d’après ce qui nous à été dit, quelques-uns fussent traités depuis plus d’une année. Mais, quand bien même il y aurait eu, comme on l’assure, quelques malades de cette classe guéris avant l'établissement de la commission qui nous à été confiée, on ne devrait en tirer aucune induction, parce que les exemples que l’on pourrait citer seraient peu nombreux, et que, sur une multitude de malades rassemblés au hasard, la nature en guérit quelques-uns, et dans un espace de temps souvent moins considérable que celui que l’on emploie pour le traitement par le magnétisme animal (1).
Quant aux malades de la seconde classe, nous en avons vu plusieurs qui nous ont assuré qu'ils se trouvaient mieux, qu’ils avaient plus d’appétit, qu’ils faisaient de meilleures digestions, etc. On doit observer que ces malades ne sont pas du nombre de ceux qui éprouvent des convulsions, soit qu’on ne cherche pas à leur en donner, soit que par leur constitution ou l’état de leur santé ils n'y Soient pas disposés. Que l’on nous permette de répéter ici que les personnes dont il s'agit ne ressentaient que des affections légères et sans cause déterminée.
Plusieurs circonstances concourent au bien-être que ces personnes Ont dû éprouver (2) :
(1) Ceci du moinsest positif, ceux qui étaient réellement malades et qui ont été bien observés par les commissaires n'ont éprouvé aucun soulagement, et cela après plusieurs mois ou même après une année du prétendu traitement,
(2) Toujours même faute de la part des commissaires : des individus qui se disaient légèrement malades, ou plutôt qui nel’étaient pas, prétendent que sous
4° N'ayant ni convulsions ni évacuations extraordinaires , les procédés du magnétisme animal ne les ont pas exposées au danger de ce qu’on appelle des crises;
® L’espérance qu’elles ont conçue, lexercice auquel elles se sont livrées tous les jours, la cessation des remèdes dont elles pouvaient user antérieurement et dont la quantité est si souvent nuisible en pareil cas, sont des causes multipliées et suffisantes des résultats que lon dit avoir observés dans de semblables circonstances.
Il est probable que les effets de l’irritation produite par les procédés du magnétisme animal, Cest-à-dire par la pression ou le frottement des régions sensibles, se réduisent bientôt à peu de chose sur les personnes qui n’en sont que légèrement affectées; les organes doivent s’y àccouturner, et cesser à la longue d’être susceptibles d’une réaction trop souvent de dt et trop faible pour être durable.
Pour ce qui concerne les mélancoliques, qui composent là troisième classe, on sait combien il est facile de les affliger; de les consoler, de suspendre pour quelque temps leurs douleurs; de les occuper, de les distraire, et enfin combien il faut peu compter sur leurs témoignages, sur leur guérison, et sur les succès que l’on obtient dans le traitement de leurs maladies.