SÉANCE DU 5 SEPTEMBRE
L'ordre du jour appelle la continuation de la discussion sur le magnétisme animal.
M. Marc demande la parole : il ne pense pas qu'on doive donner suite à la discussion; il croit qu'elle serait oiseuse, sans résultat; bref, il propose de passer à l'ordre du jour.
Le rapporteur a la parole pour répondre à M. Marc : il soutient que l'académie ne peut être éclairée que par une discussion sérieuse et approfondie, qu'il est prêt à la soutenir comme il l'a fait dans la dernière séance ; que les grandes et solennelles discussions qui déjà ont eu lieu à l'académie ont contribué à jeter de vives lumières sur les sujets en litige; qu'il en a été ainsi à l'égard delà lithotritie et d'autres questions; que quant
à lui il appelle une discussion, calme toutefois, modérée, et non des diatribes comme celle dont M. Husson a donné lecture dans la dernière séance.
M. Husson réplique que dans la discussion il a été ferme, niais qu'il n'a dit rien d'injurieux et de personnel ; qu'il a vivement blâmé la première partie du rapport et combattu les conclusions.
M. Pelletier, membre de la commission, s'empresse de rendre justice à l'exactitude du rapporteur : les faits ont été parfaitement exposés; M. Berna a été évidemment abusé par sa somnambule,
M. Burdin a la parole : il fait une proposition tendant à amener une solution définitive de la question du magnétisme; celte proposition, dont nous exposerons bientôt tous les détails, est renvoyée au conseil d'administration.
M. Jules Cloquet demande la rectification d'un fait qui lui est personnel. D'après les journaux qui déjà ont rendu compte de la discussion, on aurait pu croire que son nom a été associé à ceux de la commission, à raison de la distinction qui n'avait pas été faite entre son frère et lui dans les comptes rendus. Cela n'étant pas, il doit le déclarer. Toutefois il aurait pu en souscrire le rapport sans se mettre en contradiction avec lui-même; il aurait pu rejeter ici certains faits et persister à en admettre d'autres.
Le rapporteur donne de nouveau lecture des conclusions du travail de la commission; ces conclusions sont mises aux voix et adoptées à une immense majorité.
( Maintenant que nous avons exposé comment les choses se sont passées, il nous reste, pour être justes, à faire connaître dans toute son intégrité le discours que M. Husson vient de publier, comme ayant été prononcé par lui dans la séance du 22 août. Cet ancien rapporteur n'aura pas à se plaindre, il ne pourra pas dire que nous avons supprimé un seul mot de ce qu'il a dit, ou de ce qu'il avait l'intention de dire. Nous n'avions pu d'abord que rendre un compte très-abrégé des principales objections de M. Husson, et un compte très-abrégé aussi des répliques du nouveau rapporteur; mais ici la discussion sera complète, suivie, rien nesera laissé sans réplique ; on s'attachera à réfuter tout aussi bien ce que M. Husson a jugé à propos d'ajouter dans
la publication du magnétiseur qui s'est constitué son éditeur, tout aussi bien, disons-nous, que ce qu'il a prononcé à la tribune de l'académie. Mais ajoutons, avântd' ouvrir cette nouvelle discussion, que M. Husson, dans son discours ayant persisté à faire une attaque toute personnelle, disant : J'isole entièrement le rapporteur de la discussion ; j'attaque seulement la fidélité , le mode de sa rédaction, j'attaque l'ouvrage du rapporteur ! ! ! le rapporteur seul répondra ; et dès à présent il déclare que s'isolant de la rédaction commune, il tiendra seul la plume dans le courant de celte discussion, pour répondre en son nom seul et privé au seul M. Husson. Ceci une fois dit, commençons.)
DU MAGNÉTISME ANIMAL. fflï