‹ Histoire académique du magnétisme animalChapitre 21 sur 107 · INTRODUCTION. XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXIX

Chez les Grecs, Pythagore aurait été le premier des magnétiseurs ; puis seraient venus Soerate, Apollonius de Thyane, etc., etc.

Dans les comédies dePlaute, Mercure, tout dieu qu'il est, jouerait le rôle d'un magnétiseur; il parle d'abord, il est vrai, d'assommer Sosie à coups de poing; mais bientôt, revenant à des sentiments plus humains, il se met à toucher Sosie à grandes passes pour le faire dormir ; et ici le magnétiseur que nous citons fait remarquer que les mots employés par Plaute, tractim tangere, signifient précisément, d'après les commentateurs, caresser d'une main douce et ouverte, comme nous caressons les chats en leur passant la main de la tête à la queue. On ne peut, dit-il , désigner plus clairement le magnétisme animal (loc. cit.).

Mais cherchons sérieusement à quelle époque on doit remonter pour trouver dans les écrits des auteurs les premiers indices de la théorie du magnétisme animal.

Kepler avait émis l'idée que les propriétés de l'aimant devaient se retrouver jusque dans les grands corps planétaires qui se meuvent dans l'espace; que c'était en quelque sorte l'âme du monde physique. Descartes avait multiplié à son tour les propriétés de l'aimant : déjà ce corps était devenu pour les alchimistes un objet d'étude particulière ; c'est à eux qu'il faut rapporter l'idée d'un prétendu rapport entre le magnétisme terrestre ou minéral et le magnétisme du microcosme ou animal.

Mais c'est surtout Paracelse qui prétendit avoir découvert dans les êtres animés une vertu secrète analogue à celle de l'aimant, vertu qui procéderait des corps planétaires ; magnale ex astris descendit et nullo alio.

Les principales fonctions de l'économie ne pourraient, suivant Paracelse , s'expliquer que par la propriété magnétique, et ceci s'appliquerait surtout au rapprochement des sexes et à la procréation; ici la force magnétique

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