INTRODUCTION. XL
der une sanction scientifique. Alors, il est vrai, et le plus souvent, les prodiges annoncés s'évanouissent, ils manquent pour la plupart, ou du moins, disent les adeptes, ils ne réussissent plus avec autant de netteté et d'évidence, tant leur mobilité et leur variabilité sont grandes. Néanmoins comme on a tenu des procès- verbaux, comme on a enregistré les incidents divers qui se sont passés dans ces séances, il en résulte que là du moins il y a une somme de faits qui mérite examen. De tous les faits dits magnétiques ce sont les seuls que nous ayons pu véritablement accepter pour les soumettre à la discussion.
Mais maintenant, comment avons-nous procédé dans l'examen de ces faits ? Nous venons de le dire, nous les avons tous soumis sans pitié au creuset de la discussion.
Il n'a donc pas suffi, pour mériter créance, de venir nous dire : voici ce que nous avons vu; voici ce que nous avons entendu; voici ce que nous avons fait : il nous a paru que nous étions en droit d'exiger qu'on nous exposât minutieusement dans quelles conditions^ au milieu de quelles circonstances on avait ainsi vu, entendu ou fait; encore moins n'avons-nous pas permis qu'on s'arrogeât l'étrange privilège de nous imposer silence, en nous déclarant d'avance que nous n'avions pas le droit de nous prononcer sur la valeur des faits que nous n'avions nous-mêmes ni vus, ni entendus, ni faits ! car l'interprétation nous appartenait à nous comme à tous ceux qui raisonnent. C'est donc à ce critérium que nous avons jugé tous les faits; nous ne les avons trouvés bons et valables, ces faits, qu'à la condition de pouvoir soutenir la discussion et résister aux assauts pour ainsi dire de celte même discussion. C'est qu'ici, comme dans tout ce qui appartient au domaine de l'intelligence, il faut, et de toute nécessité, en appeler, non pas au nombre des témoins, mais à la souve-