‹ Histoire académique du magnétisme animalChapitre 27 sur 107 · LVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LVI INTRODUCTION

raineté de la raison ; et pour que celle-ci se prononce, pour qu'elle frappe les esprits, il faut discuter ; alors, seulement alors, elle apparaît toute rayonnante aux yeux des amis de la vérité.

Quelques mots maintenant, non plus sur le fond, mais sur la forme de ce travail. Cette forme n'est pas une ; elle est aussi variée que les sujets, que les incidents que nous avons eu à traiter : tantôt grave et sérieuse, tantôt plaisante et railleuse, tantôt limitée à une simple défensive, tantôt poussée jusqu'à l'attaque; c'est qu'il nous fallait tenir tête à de nombreux adversaires, discuter des faits de nature variée, remonter aux sources des assertions, vérifier des textes ; aussi, pour accomplir une tâche aussi difficile, aurions -nous désiré qu'il nous fût possible d'emprunter à Thouret sa science et son raisonnement, à Van Dale son érudition, à Duncan sa noble hardiesse, à Hecquet sa généreuse indignation, et enfin à Rabelais sa verve et sa causticité.

11 en est sans doute qui ne pourront nous pardonner d'avoir fait sentir le ridicule de ce qui n'était que ridicule, d'avoir parlé en termes plaisants de sujets qui n'étaient que plaisants; d'avoir enfin accommodé les formes de la discussion à la valeur des sujets en litige.

Au reste tel a toujours été le reproche que les sycophantes et les charlatans ont adressé à ceux qui n'ont pas voulu prendre au sérieux leurs ridicules prétentions.

On reprochait au grand Pascal, a dit P.-L. Courier (et ici qu'on veuille bien pour un moment nous pardonner ce rapprochement), on reprochait à ce beau génie de s'être permis des plaisanteries. « C'était peu de chose, disait-on, que ses petites lettres, misérables bouffonneries, capables tout au plus d'amuser un moment par la médisance et le scandale ; écrits de nulle valeur, sans fonds ni consistance, ni substance, comme on dit maintenant, lus le matin, oubliés le soir \ en somme indignes de lui,

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