‹ Histoire admirable de la bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 64 sur 117 · A NOYON — ARRIVÉE A CALAIS D'HENRI VI D'ANGLETERRE · texte numérisé non relu

A NOYON — ARRIVÉE A CALAIS D'HENRI VI D'ANGLETERRE

Dieu, par la résurrection de l'enfant de Lagny, avait montré que sa puissance demeurait dans l'àme de la Pucelle pour faire revivre notre cher pays.

L'héroïne est encore remplie de lumières surnaturelles et de forces miraculeuses. La manière dont elle va diriger la lutte contre les ennemis en sera une nouvelle preuve.

Seule désormais, n'ayant autour d'elle que des chefs de second ordre, dépourvue de l'assistance du roi et de ses ministres, réduite aux uniques ressources de son inspiration céleste, elle saura créer une armée et la mettre en mesure de résister à l'invasion qui menace l'Ile-de-France. Préludant par une victoire, elle verra ensuite par le fait d'une machination aussi ténébreuse que perfide presque tous ses soldats l'abandonner au moment de combattre le duc de Bourgogne. Sans se décourager, Jeanne conduira à l'attaque les compagnies qui lui restent et tirera des moindres éléments tout le parti possible, jusqu'à l'heure où la félonie, achevant son crime, désarmera à jamais la main bénie qui tient au service de la France l'épée de Dieu.

Posté dans la place forte de Lagny, en face de Paris qu'il s'agit de surveiller afin de pouvoir l'occuper, si le mouvement insurrectionnel que l'on prépare réussit, Jeanne, à la veille d'une campagne contre Philippe le Bon, a besoin d'une troupe sur le pied de guerre. Son principal souci est de la recruter. La garnison de Lagny avec celle des places voisines en fournira les cadres et les premiers éléments. En effet, une colonne volante de trois à quatre cents hommes est vite formée. La pieuse guerrière s'em-

pressa d'appliquer à ses gens les règles qu'elle ne cessa d'imposer à toutes les armées qui lui obéirent: le respect des lois divines et la pratique des sacrements de l'Eglise.

La préparation chrétienne de ses soldats étant achevée, Jeanne s'appliqua à leur entraînement et lit surveiller par eux les abords de Lagny, afin d'éviter une surprise.

Tandis qu'elle disposait tout pour l'entrée en campagne, de Paris lui arriva subitement une douloureuse nouvelle : la conjuration qui devait lui ouvrir les portes de la capitale avait été découverte. Le Carme Pierre d'Allée, l'instigateur du complot, venait d'être arrêté ainsi que les notables bourgeois en correspondance avec lui, et l'on continuait à incarcérer tous ceux qui étaient soupçonnés d'avoir trempé dans l'affaire. La conspiration avait été dévoilée le lundi de la Passion. 3 avril, et cent cinquante Parisiens se trouvèrent bientôt sous les verrous. Un patriote auquel la Pucelle s'intéressait personnellement, sans doute à cause de son dévouement au parti national, Jacquet Guillaume, seigneur de l'Ours, était parmi les prisonniers.

Le gouverneur de Paris, encore tout frémissant du danger qu'il avait couru, graciait quelques révoltés qui consentaient à dénoncer leurs complices; en même temps il faisait appel aux troupes anglaises pour l'assister dans la répression de ce mouvement.

L'annonce d'une telle catastrophe fut cruelle pour Jeanne, mais, plus énergique que bien des hommes, elle sut refouler sa grande douleur et continua ses préparatifs de guerre comme si rien d'extraordinaire ne s'était accompli.

Cette semaine-là. ses éclaireurs lui signalèrent l'approche près de Lagny d'une colonne ennemie qui revenait d'escarmoucher et de piller dans l'ile-de-France. A sa tête, disait-on. était un chef intrépide et fort redouté. Franquet d'Arras, un de ces nombreux capitaines bourguignons qui. afin de n'avoir pas à s'inquiéter de la trêve, se prétendaient Anglais. Il commandait une troupe aguerrie et bien armée, comptant environ quatre cents hommes. Jeanne, parfaitement renseignée sur la marche de son adversaire, ne perdit pas une minute; elle fondit sur lui, suivie de deux ou trois cents cavaliers. La manoeuvre fut habile et le mouvement adroitement combiné. Lorsque franquet aperçut les français, déjà la retraite lui était impossible : il dut accepter la lutte; d'ailleurs, la façon de s'exprimer des chroniqueurs bourguignons semble indiquer que la chose ne déplaisait point personnellement au valeureux guerrier. 11 éprouvait une réelle jouissance à se voir provoqué par cette célèbre Pucelle dont on racontait, non sans admiration, même chez les plus hostiles, les glorieuses campagnes d'Orléans. de Patay et de Reims.

La Libératrice chargea l'ennemi avec la promptitude et l'impétuosité qu'elle apportait dans toutes ses attaques; mais elle avait affaire à forte partie. Bien qu'elle eût infligé aux Anglo-Bourguignons des pertes très sensibles, son premier effort échoua contre une résistance acharnée.

, A peine ses hommes d'armes eurent-ils reformé leurs rangs, que Jeanne les entraîna de nouveau au combat. La seconde charge fut aussi meurtrière que la précédent:, mais également impuissante à réduire l'intrépide adversaire. Comprenant que la journée serait rude, franquet d'Arras profita de quelques instants de répit pour recourir à la manœuvre anglaise, qui réussit tant de lois contre notre cavalerie. Avi-

sant non loin de là une haie touffue, il commanda à ses soldats de mettre pied à terre et de se masser derrière le buisson. Les archers enfoncèrent profondément leurs pieux et établirent de cette façon une formidable ligne de défense. Il ne restait plus qu'à conserver cette bonne position jusqu'à l'heure où il plairait aux cavaliers français de venir, une fois encore, chercher sous les traits ennemis la défaite et la mort.

Le lieutenant de Lagny, Jean Foucault, Geoffroy de Saint-Belin, le capitaine des Ecossais, sir Hugh de Kennedy et un officier du nom de Barette se regardaient anxieux et se demandaient quelle décision allait prendre Jeanne, quand cette dernière, faisant preuve de la science militaire vraiment miraculeuse que nous lui connaissons, inaugura une tactique que les généraux de tous les siècles imiteront à ['envi. Elle résolut d'attaquer ce carré à la façon d'une place assiégée, en se servant de l'artillerie, et, dans ce but, fit quérir les veuglaires et les couleuvrines de Lagny. On se contenta de surveiller les adversaires jusqu'au moment où Jean Foucault, qui avait quitté en toute hâte le lieu du combat, revint avec les pièces de canon. Sur les indications de la jeune fille, il les mit en batterie et pointa contre les archers. Ceux-ci, épiés par la cavalerie française, étaient obligés de choisir entre deux alternatives : succomber sous les pierres et les boulets, ou se débander pour courir sus aux artilleurs. Grâce à cette habile manœuvre, les lignes anglo-bourguignonnes, bientôt rompues, furent hors d'état de résister à une troisième charge.

Cette fois, les ennemis étaient taillés en pièces : tous ceux qui ne tombèrent pas sur le champ de bataille furent faits prisonniers, Franquet d'Arras comptait parmi ces derniers. Le retour des vainqueurs dans Lagny, ramenant les pillards et le butin qu'on leur avait enlevé, fut salué avec enthousiasme.

Cette victoire était une belle entrée en campagne; la renommée qui s'en répandit fut très favorable au recrutement de nouveaux auxiliaires. La Pucelle y trouva un adoucissement à l'amertume que lui causait la découverte du complot qui devait lui livrer la capitale.

En retenant parmi ses captifs le chef bourguignon, Jeanne avait son plan : désolée à la pensée que Jacquet Guillaume, seigneur de l'Ours, allait vraisemblablement périr victime de son patriotisme et de son dévouement, elle songeait à échanger ce brave contre Franquet d'Arras. Aussi s'empressa-t-elle de dépêcher un héraut chargé de porter cette proposition.

Cependant, les choses avaient marché plus vite qu'on ne l'aurait cru à Paris. L'arrivée très imprévue de l'héroïne à Lagny avait causé un grand émoi; sa coïncidence avec la conspiration dévoilée ne put échapper au gouverneur de la capitale. Les Anglais appelés par lui le samedi 8 avril accoururent en grand nombre sous les ordres du Bâtard de Clarence. Il est probable que les nouveaux venus engagèrent le sire de risle-Adam à ne pas retarder le châtiment des principaux meneurs de l'insurrection, dans laquelle avaient trempé, dit-on, jusqu'à quarante dizainiers de la ville, car ie procès, commencé pendant la semaine de la Passion, fut si rapidement instruit, que le jour même de l'entrée des Anglais, veille du dimanche des Rameaux, on tranchait la tête à six des plus importants conjurés, parmi lesquels un procureur du Chàtelet et

un clerc de la Cour des Comptes. Quelques-uns périrent noyés ou succombèrent aux suites de la torture. Le seigneur de l'Ours fut une des premières victimes de ces exécutions, et Jeanne apprit bientôt, par le messager qu'elle avait envoyé, la mort de son protégé.

Durant ce temps, des instances d'un autre genre étaient laites auprès de la Pucelle. La destruction de la bande commandée par Franquet d'Arras, et la capture de son chef, une lois connues, les malheureuses populations, qui avaient beaucoup souffert de la part de ces brigands, s'empressèrent de recourir au délégué de la justice du roi dans la ville de Lagny : elles formulaient contre le hardi pillard nombre d'accusations capitales, et les magistrats s'en émurent.

Toutefois, comme, d'après les lois de la guerre, Franquet appartenait à Jeanne qui l'avait emmené captif, c'est à elle que l'on adressa, de la part du bailli de Senlis, la requête de livrer le coupable aux tribunaux qui instruiraient son procès. Pour toute réponse, elle exposa la démarche que son héraut faisait au même moment dans la capitale. Son désir, parfaitement conforme aux usages du temps, devait être respecté. .Mais lorsqu'on eut appris le supplice de Jacquet Guillaume, les officiers de justice revinrent à la charge, au nom des victimes qui réclamaient vengeance. La jeune fille hésitait. Elle, si sévère pour la discipline militaire, ne connaissait pourtant que trop les coutumes de l'époque et les préjugés profondément enracinés qui considéraient le vol, le meurtre et l'assassinat comme des conséquences presque légitimes du droit de la guerre; mais elle savait aussi bien que l'esprit de corps qui liait entre eux les capitaines des deux partis attirerait de dures et injustes critiques sur cette équitable concession aux intérêts des petits et des faibles et lui serait violemment reproché. Elle demanda donc aux requérants de motiver leur instance, et ceux-ci de lui dire : « Vous feriez grand tort à la justice en délivrant, sans procès, Franquet d'Arras. » La Pucelle se rendit à cette raison, et l'instruction de la cause fut remise entre les mains du bailli de Senlis, assisté des magistrats de Lagny.

Cependant, la Semaine Sainte était venue ; Jeanne suivit à Lagny les offices qui rappellent les soulfrances de l'Homme-Dieu. Le cœur de la vierge, si abreuvé de douleur, comprit mieux encore l'agonie et les angoisses du cœur meurtri de son divin roi Jésus.

D'ailleurs, cette fête de Pâques, qui aurait dû, si la France avait su profiter du secours du Ciel, ramener la joie et les allégresses de la Résurrection, marquait la lin de la trêve consentie par Philippe le Bon. La lutte allait recommencer, amenant de nouvelles tortures et des misères sans nombre dans les régions tant de fois ravagées par cette guerre séculaire.

Tous ces maux n'empêchaient point les habitants des villes occupées par l'envahisseur de conspirer contre leurs tyrans : on saisissait toutes les occasions favorables de rentrer dans le sein de la mère-patrie. C'est ainsi que Melun, encouragé par la présence à Lagny de la Libératrice et de sa troupe, profite d'une circonstance opportune pour pousser dehors sa garnison bourguignonne et appeler à son secours des capitaines français, parmi lesquels le commandeur de Giresme et Denis de Chailly.

Aussitôt les solennités pascales terminées. Jeanne, qui voyait le duc de Bourgogne prêt à reprendre les hostilités, continua ses démarches pour grossir l'armée qu'elle prétendait lui opposer. Dans ce but. elle quitta Lagny et descendit vers le sud. voulant d'ailleurs féliciter les bourgeois de .Melun de l'exploit qu'ils venaient d'accomplir.

A cette occasion, la Pucelle examina les moyens de défense de leur cité et en parcourut les fortifications. Pendant qu'elle se trouvait dans les fossés, sainte Catherine et sainte Marguerite se montrèrent à ses yeux. La jeune fille jouissait souvent de leur présence bénie et n'avait pas à s'émouvoir davantage de leur apparition en cet endroit. Mais, ce jour-là, les célestes messagères devaient prononcer une parole qui glaça d'effroi l'âme de leur protégée. Celle-ci venait de leur redire tout ce qu'elle faisait pour le salut de la France et se plaignait des trahisons qui l'entouraient de toutes parts, quand d'une voix triste et grave les Saintes lui répondirent ;

— Tu seras prise avant la Saint-Jean prochaine!

Et comme la pauvre enfant suppliait que pareille douleur lui fût épargnée :

— Il faut, reprirent-elles, que cela arrive ainsi. Cesse de t'en étonner : prends tout en gré. Dieu t'aidera!

Quel surcroît de courage ne faudrait-il pas désormais à la pieuse Lorraine? Combien. à sa place, auraient immédiatement quitté le théâtre de la guerre, pour échapper au malheur annoncé? Combien, tout au moins, se seraient accordé la consolation de retourner dire un dernier adieu à leur père, à leur mère, à leur famille bien-aimée. avant de se laisser enterrer vivants sous les voûtes des affreux cachots de cette époque?

La Pucelle puisa dans son héroïsme assez de vertu et de force pour faire complète abnégation d'elle-même. Son devoir est de rester fidèlement au poste où Dieu l'a placée; elle accomplira donc sa tâche jusqu'au dernier instant de liberté. Mais, dans les opérations militaires qu'elle médite et qu'elle va conduire, il n'y aura plus désormais un moment de détente pour son esprit; elle se demandera à toute minute si la menace suspendue au-dessus de sa tête ne va pas se réaliser, d'autant plus que, non contentes d'un premier avertissement et voulant l'affermir dans la pensée du péril qui la menace, sainte Catherine et sainte Marguerite lui répéteront presque chaque jour les effrayantes paroles prononcées pour la première fois dans les fossés de Melun.

Cependant. Philippe le Bon venait de se rendre à Péronne où son armée était rassemblée, et il avait donné ordre de marcher. Le jeudi de Pâques. 20 avril, Jean de Luxembourg, le seigneur de Croy, ainsi que d'autres capitaines, quittèrent cette ville avec un premier corps et passèrent l'Oise : c'était Pavant-garde. Le surlendemain, le duc les suivit avec toutes ses troupes, s'avança de Péronne sur Montdidier. puis s'arrêta sous les murs de Gournay-sur-Aronde pour mettre le siège devant cette forteresse qui appartenait au comte de Clermont. son beau-frère. Le capitaine de la place était Tristan de Maignelay ; Philippe le Bon le somma de capituler. Du haut de ses tours. Tristan interrogea anxieusement tous les points de l'horizon, et. voyant qu'il avait affaire à des guerriers innombrables, il répondit par une proposition qui semblerait étrange à l'heure actuelle, mais qui était entièrement conforme aux mœurs du xve siècle. Il offrait de rendre la forteresse le r1 du mois d'août si. pour cette époque, il n'avait pas

été secouru par Charles VII; jusque-là. il promettait de garder la neutralité complète. Le duc de Bourgogne refusa tout d'abord et le siège se poursuivit.

Pendant ce temps, Luxembourg et ses hommes, battant le pays pour en chasser les garnisons françaises, approchaient de Beauvais; plusieurs habitants des environs se hâtèrent de chercher un refuge à l'abri des murailles de cette ville.

A cette époque, la Lorraine, soulevée par un élan de patriotisme, vint aussi aider les armes françaises, et l'on put croire un instant que la marche des troupes ennemies en serait arrêtée. Robert de Sarrebruck, le célèbre damoiseau de Commercy, avait des droits sur la forteresse de Montaigu, dans le Laonnois. Ayant préparé secrètement une campagne pour rentrer en possession de son bien, il réunit plusieurs centaines de soldats sous la direction de valeureux chefs, parmi lesquels Yvan du Puis. Dès que la saison le lui permit, il emmena avec lui des bombardes, des veuglaires et un matériel complet et s'approcha à l'improviste du château fort dont Georges de la Croix avait été nommé capitaine par Jean de Luxembourg. Les assiégés se défendirent avec courage, espérant obtenir un rapide secours. En effet, Philippe le Bon, immédiatement prévenu, se hâta d'accepter le compromis que Tristan de Maignelay lui avait offert pour Gournav-sur-Aronde et fit prévenir Jean de Luxembourg. Tous deux étaient prêts à se mettre en route, quand Georges de la Croix leur annonça que le bruit de leur arrivée avait décidé Robert de Sarrebruck à lever le siège. Pour précipiter sa retraite, ce dernier avait même abandonné une partie de son artillerie et de son matériel de guerre.

Redevenu libre de ses mouvements, le duc de Bourgogne se dirigea vers Xoyon où son lieutenant le rejoignit bientôt. Les opérations les plus importantes allaient commencer.

Les Anglais s'agitaient, eux aussi : ils avaient assemblé au delà du détroit une nouvelle armée de 2000 hommes, et une grande quantité de bétail, de munitions et de vivres. Le tout fut chargé sur quarante-huit vaisseaux qui escortèrent en France le roi Henri VI. Ce dernier exécutait enfin, mais trop tard pour le bien de sa cause, son projet de venir se montrer à ceux qu'il appelait ses « féaux sujets de France ». Une cour vraiment rovale entourait le jeune monarque : on y remarquait le cardinal de Winchester, le duc de Norfolk, les comtes de Hestiton. de Warvick, de Staffort, d'Arondel, de Bonneterre et de Hen; les sires de Beaumont. de Rœs, d'Escailles et de Grès.

Le régent avait envoyé au-devant de son souverain, à Calais, l'évèque Pierre Cauchon. qui, chassé par ses diocésains de Beauvais. n'en avait que plus de loisirs à consacrer au service des envahisseurs de sa patrie.

Pendant ce temps, Charles VII, le roi légitime, promenait de château en château son imprévovance et son inaction, crovant toujours fermement, sur les suggestions de ses ministres, que des échanges de vues diplomatiques lui tiendraient lieu de campagnes guerrières.

Jeanne était donc seule à s'opposer aux ennemis de la France. Bien que le ciel l'eût avertie de l'issue fatale de ses labeurs, elle voulait espérer contre toute espérance ; aussi se multipliait-elle pour parer à tous les dangers. Ah! si du moins les chefs du pavs. fidèles à leur devoir, s'étaient unis pour lui prêter main-forte!....

Hélas! Eux aussi désormais seront ses adversaires.

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